Sur X, une publication largement partagée affirme que YouTube aurait été « officiellement fermé dans toutes les régions du monde » après qu’un utilisateur aurait mis en ligne des vidéos documentant des crimes de guerre israéliens. Le message, accompagné d’un ton alarmiste et du mot clé “BREAKING”, a rapidement suscité des milliers de réactions, alimentant débats politiques, accusations de censure et théories de dissimulation. Plusieurs internautes ont relayé l’information comme une preuve d’une tentative mondiale de cacher certaines preuves liées à la guerre à Gaza.

Après vérification, rien n’indique une fermeture mondiale de la plateforme. YouTube a bien connu une panne d’ampleur internationale ayant débuté le 17 février 2026, perturbant l’accès pour des millions d’utilisateurs. Toutefois, il s’agissait d’un incident technique temporaire et non d’une suspension volontaire du service. Dans ses communications officielles, la plateforme a expliqué que l’origine de la perturbation provenait de dysfonctionnements affectant son système de recommandations, ce qui a provoqué des erreurs d’affichage, des difficultés de lecture et des déconnexions. Les équipes techniques ont indiqué travailler au rétablissement progressif du service, ce qui a effectivement été observé quelques heures plus tard.
La consultation du site spécialisé Downdetector confirme cette version. Les signalements ont fortement augmenté aux États-Unis aux alentours de 3 heures du matin, indiquant un pic de pannes concentré dans certaines régions avant une décrue progressive. En Tunisie, aucune annonce officielle de blocage ou de suspension n’a été émise, et les tests d’accès effectués durant la même période montrent que la plateforme restait globalement fonctionnelle pour les utilisateurs locaux, en dehors de possibles lenteurs passagères liées à la panne globale.

L’affirmation liant la prétendue fermeture à la diffusion de vidéos documentant des crimes de guerre ne repose sur aucun élément factuel vérifiable. Mais des rapports publiés fin 2025 ont effectivement signalé la suppression de centaines de vidéos évoquant des violations des droits humains à Gaza.
Nos vérifications montrent par ailleurs que de nombreuses vidéos abordant les accusations de génocide ou de crimes de guerre attribuées à Israël restent accessibles sur YouTube, publiées par des médias, des ONG, des analystes ou des créateurs indépendants. Leur présence contredit l’idée d’un effacement total ou d’une volonté de dissimulation généralisée.

Ainsi, la rumeur d’une fermeture mondiale de YouTube provoquée par la mise en ligne de vidéos liées à des crimes de guerre israéliens est infondée.
R.A.












