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Béja : la sucrerie tunisienne reprend ses activités après des investissements de 16 millions de dinars

Par Sarra Hlaoui

Après plusieurs mois d’arrêt, la sucrerie de Béja s’apprête à redémarrer. En déplacement jeudi 19 février 2026 dans le gouvernorat, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, est venue constater l’état d’avancement des travaux et assurer que tout est désormais prêt pour une reprise annoncée dès la semaine prochaine.

À l’arrêt depuis juin 2024, l’usine a bénéficié d’un coup d’accélérateur financier. Selon la ministre, l’ensemble des fonds nécessaires a été mobilisé pour remettre l’outil industriel sur pied : réparations, acquisition de nouveaux équipements et ajustements techniques ont été réalisés pour relancer la production. Un programme de restructuration plus large est également dans les cartons, avec un volet environnemental présenté comme central, afin de garantir la viabilité à long terme de cette entreprise publique stratégique.

Sur le terrain, le directeur de la production, Ramzi Houimli, se veut rassurant : les essais techniques sur les nouveaux équipements sont en phase finale et l’usine pourrait reprendre dès lundi. Les investissements déjà engagés, estimés à 16 millions de dinars, ont permis de moderniser les installations. À plus long terme, un plan de développement évalué à 56 millions de dinars prévoit l’extension du site et une montée en puissance de la capacité de production jusqu’à 1 000 tonnes par jour.

La visite ministérielle ne s’est pas limitée à la sucrerie. Un détour par le dépôt de produits chimiques à Goubellat a permis de faire le point sur les stocks d’ammonitrate et les conditions de distribution. Objectif affiché : sécuriser l’approvisionnement des agriculteurs, notamment à l’approche du mois de Ramadan, période où la demande en produits agricoles s’intensifie.

Fondée en 1962, la Société tunisienne du sucre avait interrompu ses activités en raison de problèmes liés à la qualité du produit et à l’usure de certaines composantes industrielles. Sa relance s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de redonner souffle aux entreprises publiques jugées stratégiques. Un cap régulièrement réaffirmé par le président de la République, Kaïs Saïed, qui évoque depuis plusieurs mois la nécessité de restaurer le rôle économique de cette unité considérée comme emblématique.

S.H

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