La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis a condamné, jeudi 19 février 2026, le député Ahmed Saidani à une peine de huit mois de prison.
L’élu avait été poursuivi dans le cadre d’une affaire liée à des accusations d’atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunications. Le parquet près le Tribunal de première instance de Tunis avait, auparavant, émis un mandat de dépôt à son encontre et décidé de le renvoyer devant la chambre correctionnelle alors qu’il se trouvait en état de détention.
Une affaire déclenchée début février
Pour rappel, un mandat de dépôt avait été émis vendredi 6 février 2026 contre Ahmed Saidani.
Le député avait été interpellé deux jours plus tôt, mercredi 4 février. Les motifs de son arrestation ainsi que la base juridique des poursuites avaient été rendus publics le lendemain, jeudi 5 février, par la députée Olfa Marouani.
Selon cette dernière, Ahmed Saidani faisait l’objet de poursuites sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications. Ce texte prévoit une peine d’un à deux ans de prison ainsi qu’une amende allant de cent à mille dinars contre toute personne portant sciemment atteinte à autrui ou troublant sa quiétude via les réseaux publics de télécommunications.
Des publications Facebook dans le viseur
D’après les mêmes sources, les faits reprochés concernent des publications diffusées sur la page Facebook du parlementaire, considérées comme attentatoires à la personne du président de la République. La procédure a été engagée à la suite d’une auto-saisine du ministère public.
Après son arrestation, Ahmed Saidani avait été placé en garde à vue pour quarante-huit heures et soumis à des interrogatoires, avant que le parquet ne décide son incarcération.
Vives réactions au Parlement
L’arrestation du député avait suscité plusieurs réactions au sein de l’Assemblée des représentants du peuple. Le bloc parlementaire de la Ligne nationale souveraine, auquel appartient Ahmed Saïdani, avait dénoncé une mesure qu’il a qualifiée de « violation manifeste » des procédures légales.
Dans un communiqué publié après l’interpellation — survenue dans un café à Mateur — le bloc avait réclamé sa libération immédiate et insisté sur la nécessité de respecter les procédures légales dans le cadre de toute poursuite judiciaire.
Le groupe parlementaire avait également estimé que cette arrestation portait atteinte aux dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire, censées protéger les positions, déclarations et actes des députés dans l’exercice de leurs fonctions.
R.B.H














3 commentaires
Fares
Hayla liblad et c’était rapide.
Citoyen_H
AUCUN DÉPASSEMENT
Aucune forme d’irrespect, aucune allusion mesquine, aucune moquerie, aucune insulte, ne seront tolérés.
Les dix années noires, post brouette, ont transformé, les opportunistes et les parvenus, en des générateurs de ploucs dépourvus de la moindre forme de savoir-vivre.
Avis aux amateurs !
le financier
Que tout ceux qui sont avec KS , regarde bien , que vous soyez le plus fidele des juges , ministres , policiers … vous pouvez terminer comme ce fidèle de la première heure qui a vu et a ete decu des actions de ce president et ses proches …
Ils ne sont qu une dizaine de personnes et nous sommes le peuple 11 millions
Reveillez vous