Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Avec Sonia Dahmani à ses côtés, Sami Ben Ghazi rend visite à Ahmed Souab

Par Myriam Ben Zineb

L’avocat Sami Ben Ghazi a annoncé, vendredi 20 février 2026, avoir rendu visite à l’avocat et ancien magistrat Ahmed Souab à la prison civile de la Mornaguia, soulignant que cette visite avait une portée particulière puisqu’il était accompagné de l’avocate Sonia Dahmani, récemment remise en liberté et « revenue à sa place naturelle d’avocate ».

Dans un message publié à l’issue de la visite, il affirme avoir quitté l’établissement pénitentiaire « chargé de fatigue mais aussi d’espoir », évoquant l’émotion ressentie en se rendant à la prison aux côtés de Sonia Dahmani, alors qu’il avait l’habitude de lui rendre visite lorsqu’elle se trouvait elle-même en détention.

Une présence hautement symbolique

Sami Ben Ghazi décrit une Sonia Dahmani sereine et déterminée, estimant que sa sortie de prison n’a provoqué « ni trouble ni menace pour l’ordre public », mais plutôt un apaisement général. Selon lui, ce constat constitue un argument en faveur de la remise en liberté d’Ahmed Souab, qu’il considère comme une figure ayant consacré sa vie à la défense du droit.

L’avocate et chroniqueuse avait été libérée le 27 novembre 2025 après une décision de libération conditionnelle signée par la ministre de la Justice, mettant fin à une détention entamée le 11 mai 2024. Elle reste toutefois poursuivie dans cinq affaires fondées sur le décret-loi 54 de 2022. Dans l’une d’elles, elle avait été condamnée en première instance à deux ans de prison ferme, peine ramenée à un an et six mois en appel. Ses avocats dénoncent depuis des mois un acharnement judiciaire et des atteintes au droit à un procès équitable.

Ahmed Souab affaibli mais combatif

Concernant Ahmed Souab, l’avocat affirme l’avoir trouvé physiquement éprouvé par la maladie et la détention, évoquant une santé fragilisée et des périodes sans traitement, tout en soulignant qu’il conserve le sourire et un moral qu’il qualifie de remarquable. Selon lui, l’ancien magistrat aurait cherché davantage à rassurer ses visiteurs qu’à évoquer sa propre situation.

Il aurait ainsi privilégié l’humour et les discussions légères, comme une forme de résistance psychologique face à l’incarcération, donnant l’image d’un homme cherchant à réduire la dureté de la prison plutôt qu’à détailler son dossier judiciaire.

Une audience d’appel très attendue

L’affaire Ahmed Souab doit connaître un nouveau tournant lundi 23 février 2026 avec la tenue de la deuxième audience d’appel devant la Cour d’appel de Tunis, à Bab Bnet, après un premier report décidé par la juridiction qui a également rejeté la demande de mise en liberté présentée par la défense.

Condamné le 31 octobre 2025 à cinq ans de prison ferme assortis de trois ans de surveillance administrative par la chambre criminelle spécialisée du pôle judiciaire antiterroriste, l’ancien magistrat est poursuivi pour « incitation à commettre un acte terroriste » et « atteinte à la sûreté intérieure de l’État », des accusations liées à des déclarations faites en marge du procès dit de complot contre la sûreté de l’État.

Sa condamnation a suscité de nombreuses critiques d’organisations de défense des droits humains et d’acteurs de la société civile, certains dénonçant un procès inéquitable. Amnesty International a récemment appelé à l’annulation du verdict et à sa libération immédiate, estimant que les poursuites seraient liées à son activité d’avocat et à l’exercice de sa liberté d’expression.

Mobilisation annoncée

Dans ce contexte, des organisations et des composantes de la société civile appellent à une mobilisation citoyenne le matin de l’audience devant le siège de la Cour d’appel, à l’initiative du comité de soutien à Ahmed Souab. Les organisateurs affirment vouloir défendre le droit à un procès équitable et réclamer sa remise en liberté, alors que sa famille et ses proches alertent régulièrement sur la dégradation de son état de santé.

Depuis sa condamnation, le dossier Souab s’est imposé comme l’un des symboles des tensions actuelles autour des poursuites visant des voix critiques, en particulier parmi les avocats et défenseurs des droits humains, faisant de l’audience du 23 février un rendez-vous judiciaire et politique très attendu.

M.B.Z

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

2 commentaires

  1. Citoyen_H

    Répondre
    20 février 2026 | 19h23

    ON SE CALME

    Qu’on ne vienne pas, par la suite, requérir ……………………………….

  2. Gg

    Répondre
    20 février 2026 | 17h49

    Oh la jolie photo de la dame tout sourire!

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *