La confrontation s’intensifie à Washington. Après la décision de la Cour suprême des États-Unis invalidant une large partie de ses droits de douane, Donald Trumpa annoncé vendredi 20 février 2026 l’instauration immédiate d’une surtaxe globale de 10% sur les importations.
Par six voix contre trois, la haute juridiction a jugé que l’ampleur des taxes imposées par l’exécutif, au nom des pouvoirs d’urgence, dépassait le cadre constitutionnel. Un revers majeur pour une politique commerciale érigée en pilier de sa stratégie économique.
Le président entend toutefois s’appuyer sur d’autres bases légales, notamment la section 122, pour maintenir et élargir son arsenal tarifaire. « Un président peut en réalité imposer davantage de droits de douane », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse, revendiquant une interprétation extensive de ses prérogatives.
Au Congrès, la séquence révèle des fissures chez les républicains, traditionnellement attachés au libre-échange. Plusieurs élus ont exprimé des réserves, tandis que les démocrates dénoncent un excès de pouvoir et une politique jugée coûteuse pour les ménages et les entreprises.
Au-delà des tarifs, l’affrontement pose la question de l’équilibre des pouvoirs entre la Maison-Blanche, le Congrès et la Cour suprême. Et rien n’indique que le bras de fer soit terminé.
R.B.H










