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Record d’expulsions : près de 500 Tunisiens renvoyés d’Allemagne en 2025, alerte le FTDES

Par Imen Nouira

Le nombre de Tunisiens expulsés d’Allemagne a atteint un niveau inédit en 2025, selon le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Romdhane Ben Amor, son porte-parole, a publié vendredi 20 février 2026 un bilan détaillé sur ces expulsions entre 2020 et 2025.

Une augmentation record des expulsions

Selon ses données, le nombre de Tunisiens expulsés a atteint 498 personnes en 2025 (+70% par rapport à 2024), marquant une hausse significative par rapport aux années précédentes : 293 en 2024 (+7,3%), 273 en 2023 (+20,3%), 227 en 2022 (-19,8%), 283 en 2021 (+102,1%) et 140 en 2020.

Dans son message, M. Ben Amor souligne que ces chiffres ne tiennent compte que des expulsions officiellement enregistrées. « Les sources allemandes n’ont pas fourni de données sur le nombre de voyages non déclarés au cours desquels des migrants tunisiens sont renvoyés d’Allemagne », précise-t-il. Le FTDES ajoute que, parmi les expulsions non officielles, « seuls cinq vols ont pu être repérés, et l’un d’eux n’a pas encore été confirmé avec certitude ».

Cadre légal et préoccupations des droits humains

Ces expulsions s’inscrivent dans le cadre d’un accord signé en 2017 entre les autorités tunisiennes et allemandes, qui prévoit une coopération étroite et continue pour le retour des migrants tunisiens en situation irrégulière sur le territoire allemand. Selon M. Ben Amor, « cette coopération est menée de manière illimitée » par les autorités tunisiennes.

L’augmentation récente des expulsions a suscité l’inquiétude des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent des procédures souvent opaques et un encadrement insuffisant des droits des personnes expulsées. Le FTDES appelle ainsi à davantage de transparence et à une surveillance accrue des pratiques de retour forcé afin de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants.

Cette évolution intervient dans un contexte européen marqué par des politiques migratoires de plus en plus strictes, où les expulsions vers les pays d’origine sont renforcées par des accords bilatéraux et des mesures administratives visant à réduire l’immigration irrégulière.

* Photo d’illustration

I.N.

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3 commentaires

  1. Citoyen_H

    Répondre
    21 février 2026 | 14h25

    LES ALLEMANDS, TOUT AUTANT D’AUTRES PAYS, SONT SOUVERAINS CHEZ EUX

    Que la FTDES commence par se consacrer à enrayer la prolifération des criminels notoires, aussi bien sur notre territoire national, qu’à l’étranger.
    Ils pourrissent la vie des gens honnêtes en instaurant un climat d’insécurité, partout, là où ils s’installent !
    Arrêtez donc de rejeter la responsabilité sur les pays qui ont décidé de faire le ménage, chez eux, en renvoyant à la case départ, des enfoirés qui ne méritent aucune compassion.
    Cessez donc d’argumenter des actes injustifiables avec votre disque rayé des droits de l’homme.
    Je les ai vus à l’œuvre, lors de certains de mes déplacements.
    Ils n’ont que ce qu’ils méritent !

  2. HE

    Répondre
    20 février 2026 | 19h41

    Enfin les peuples européens se réveillent de leur torpeur et renvoie non seulement des immigrés illégaux mais surtout délinquants

  3. Gg

    Répondre
    20 février 2026 | 10h47

     » La FTDES appelle ainsi à davantage de transparence et à une surveillance accrue des pratiques de retour forcé afin de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants »

    Elle doit veiller aussi à ce que les migrants respectent leurs devoirs, c’est à dire les lois des pays d’accueil.
    Car il n’y a pas de droits sans devoirs, et la clandestinité n’est pas un droit.

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