L’avocat et ancien magistrat Ahmed Souab a retrouvé la liberté, lundi 23 février 2026, après l’arrêt rendu dans la journée par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis. Sa sortie du poste de la Garde nationale de Tebourba, filmée et massivement relayée sur les réseaux sociaux, a donné lieu à des scènes d’intense émotion.
Accueil chaleureux et instant suspendu
À l’extérieur, proches, amis et soutiens l’attendaient, certains visiblement fébriles, d’autres déjà en train de filmer l’instant. Dès son apparition, des applaudissements éclatent, des embrassades s’enchaînent et plusieurs voix l’interpellent pour lui souhaiter la bienvenue. Sur les images, Ahmed Souab apparaît souriant mais marqué par l’épreuve, il semble visiblement amaigri, détail qui a suscité de nombreux commentaires en ligne.
Une déclaration spontanée
Dans l’une des vidéos largement partagées, il prononce, non sans émotion, quelques mots sur le pays, confiant avec sobriété que la Tunisie, malgré ses difficultés et la fatigue qu’elle impose parfois, reste belle. Une phrase simple, dite sur le vif, qui a rapidement circulé et été reprise par les internautes.
Une libération rendue possible par l’arrêt d’appel
Cette remise en liberté intervient à la suite de la décision judiciaire rendue le même jour. La Cour d’appel a réduit à dix mois la peine relative à l’un des chefs d’accusation, prononcé deux ans de prison avec sursis pour un second chef et annulé la mesure de contrôle administratif initialement prévue, ouvrant ainsi la voie à sa libération.
Un dossier très suivi
Depuis son arrestation le 21 avril 2025 sur décision du juge d’instruction du pôle judiciaire antiterroriste, l’affaire Ahmed Souab a été suivie de près dans les milieux judiciaires et médiatiques. Les poursuites faisaient suite à une vidéo tournée devant la Maison de l’avocat après une audience liée à l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ». Depuis sa condamnation, le dossier Souab s’est imposé comme l’un des symboles des tensions actuelles autour des poursuites visant des voix critiques, en particulier parmi les avocats et défenseurs des droits humains.
M.B.Z













