Depuis le 1er janvier 2026, les automobilistes tunisiens peuvent payer leur vignette en ligne sans autocollant, mais sur le terrain, certains se retrouvent harcelés par les agents des forces de l’ordre. C’est ce qu’a dénoncé le député Tarek Rebai lundi 23 février 2026 au micro de Sayda Hammami sur Mosaïque FM.
Des agents encore attachés au papier malgré le numérique
Selon M. Rebai, bien que le paiement puisse désormais se faire par voie électronique, sans autocollant à apposer sur le véhicule, certains agents continuent de réclamer un document papier officiel du ministère des Finances pour attester de la régularité du paiement.
« Le ministère des Finances a supprimé l’obligation d’apposer un autocollant de vignette pour circuler, mais certains agents n’ont peut-être pas reçu l’information ou la clarification nécessaire. On demande aux citoyens de présenter la preuve de paiement, mais lorsqu’ils montrent le paiement sur leur téléphone, les agents la refusent parfois, expliquant que le format électronique ne suffit pas. Ils exigent le document fourni par la recette des finances authentifiable. »
M. Rebai a appelé le ministère de l’Intérieur à publier une circulaire à l’attention des agents des forces de l’ordre, afin de leur rappeler d’accepter les preuves de paiement électroniques et ainsi faciliter la vie des citoyens, notamment dans les zones urbaines avancées.
Un cadre légal clair mais des outils manquants
Depuis le 1er janvier 2026, les automobilistes tunisiens peuvent régler leur taxe de circulation de deux manières :
- directement auprès des recettes des finances, avec délivrance d’un récépissé papier ;
- par le biais de moyens électroniques fiables, avec délivrance d’un récépissé au format électronique.
Chaque récépissé constitue la preuve officielle du paiement et doit être présenté lors de contrôles.
Pour faciliter la vérification en temps réel, le ministère des Finances devait mettre à disposition des structures de contrôle numériques (interfaces de programmation ou API) permettant de confirmer instantanément si la taxe a été acquittée. Or, cette mesure n’a pas été pleinement mise en œuvre. Résultat : les agents de contrôle se retrouvent souvent dans l’incapacité de vérifier la régularité du paiement électronique et harcèlent parfois les automobilistes en les obligeant à prouver le règlement, parfois même en se déplaçant jusqu’aux recettes des finances pour obtenir un récépissé dûment signé.
Des citoyens confrontés à des contrôles répétitifs
Ce dysfonctionnement provoque non seulement des désagréments pour les citoyens, mais contribue aussi à la confusion autour d’une réforme qui visait à simplifier et moderniser le paiement des taxes de circulation.
Vers une acceptation totale du numérique
Les autorités ont rappelé que, dorénavant, l’autocollant ne sera plus exigé. Les automobilistes doivent donc conserver précieusement leur récépissé électronique comme preuve de paiement. La mise en place effective des outils de vérification en temps réel devrait permettre de lever les ambiguïtés et de réduire les contrôles répétitifs sur le terrain, garantissant ainsi une transition plus fluide vers le numérique.
I.N.













2 commentaires
Khaled abidi
A quoi vous vous attendiez, chez nous, même quand on collait l’autocollant de la vignette, celui du contrôle technique et celui de l’assurance sur le pare brise,on nous demandaient toujours les reçus , alors vous vous attendez a quoi si on suppriment l’un de ces autocollants
Citoyen_H
QU’Y A-T-IL DE SI ÉTONNANT
après le recrutement sauvage et massif, de dizaines de milliers de bras cassés dégénérés par le contingent des bagla-liha de la maudite troika, qui, par ce fait, pulvérisèrent les limites du paroxysme de la médiocrité à un niveau jamais atteint !!!
L’exode rural intensif a définitivement détruit, l’espoir de tout un pays qui avait toutes ses chances d’accéder au concert des NATIONS modernes.
Il transforma le paysage national en une immense étable à ciel ouvert !