L’annonce a été faite lundi 23 février 2026 par Mehdi Kammoun, enseignant au sein de l’établissement et secrétaire général adjoint de la section régionale de La Manouba de la Fédération de l’enseignement secondaire, au micro de Hatem Ben Amara dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM.
Le Conseil de discipline du Lycée Ibn Abi Dhief a décidé de sanctionner treize élèves à la suite de l’affichage d’une pancarte comportant un message injurieux visant des camarades de sexe féminin, en référence à la Saint-Valentin. La banderole a été levée dans l’enceinte de l’établissement lors de la cérémonie marquant le début des épreuves du baccalauréat, communément appelée « Dakhla » (tifo du bac sport).
Six élèves ont écopé d’un renvoi définitif de l’établissement, tandis que sept autres ont été sanctionnés par un renvoi temporaire.
Les détails ont été annoncés par Mehdi Kammoun, enseignant au sein du lycée et secrétaire général adjoint de la section régionale de La Manouba de la Fédération de l’enseignement secondaire, lundi 23 février 2026, au micro de Hatem Ben Amara dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM.
Les circonstances de l’incident
Selon Mehdi Kammoun, les faits se sont produits lors de la “Dakhla” organisée à l’occasion du baccalauréat sport. Environ mille élèves étaient rassemblés dans la cour de l’établissement lorsqu’un important dégagement de fumée, provoqué par l’utilisation de fumigènes, a réduit la visibilité et empêché les surveillants ainsi que des membres de l’administration d’accéder au toit du lycée. C’est à ce moment qu’une pancarte contenant un message insultant, à connotation sexiste et adressé à des élèves filles, a été hissée.
Il a affirmé que les élèves impliqués représentent une minorité au regard de l’effectif global de l’établissement.
Un établissement de grande capacité
Le Lycée Ibn Abi Dhief compte environ 2.500 élèves et près de 200 enseignants. M. Kammoun a indiqué que l’établissement figure parmi les plus importants du pays en termes d’effectif et qu’il s’est distingué par ses résultats, enregistrant notamment deux premiers rangs nationaux au baccalauréat en 2024.
Il a également évoqué des difficultés structurelles, notamment un manque d’agents et de personnel d’encadrement, soulignant que l’établissement fonctionne avec des ressources limitées au regard du nombre d’élèves.
Des sanctions fondées sur le règlement disciplinaire
Interrogé sur la sévérité des mesures prises, le syndicaliste et enseignant a expliqué que le Conseil de discipline est tenu de se conformer au règlement en vigueur, notamment au cadre disciplinaire adopté en 1999.
Il a précisé que les sanctions ont été prononcées selon un principe de gradation, en fonction du degré d’implication. Sept élèves ont été exclus temporairement, pour des durées variables, tandis que six ont été exclus définitivement de l’établissement, après que leur implication dans la rédaction et l’affichage de la pancarte ainsi que dans des publications ultérieures en lien avec celle-ci a été retenue.
Concernant le renvoi définitif, il a expliqué qu’il s’applique à l’établissement d’origine. Les élèves concernés peuvent déposer une demande exceptionnelle de réaffectation auprès des autorités éducatives régionales. Leur dossier est alors examiné en vue d’une éventuelle inscription dans un autre établissement, leur permettant de poursuivre leur scolarité et de se présenter aux examens.
Réactions et contexte
L’affaire a suscité des réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes jugeant les sanctions sévères. Mehdi Kammoun a défendu la nécessité de préserver la discipline, de lutter contre les dérives et de protéger le climat scolaire, tout en appelant à ne pas généraliser cet incident à l’ensemble des élèves du lycée.
Il a insisté sur le fait que les élèves concernés représentent une minorité et a exprimé le souhait qu’ils puissent reprendre leur parcours scolaire dans un cadre conforme aux règles en vigueur.
I.N.











Commentaire
Citoyen_H
ALLER, CONTINUONS SUR CETTE LANCÉE, TANT ATTENDUE, TANT DÉSIRÉE !
Il était temps.
La NATION a un grand besoin de ce genre d’actions, qui consiste à séparer le bon grain de l’ivraie, et cela, dans absolument tous les secteurs de notre société civile, avec une attention particulière, pour nos administrations et nos entreprises publiques, véritables essaims de gangrènes et de dysfonctionnements chroniques.
Merci à notre gouvernement qui semble s’être réveillé de la torpeur dans laquelle les gardiens d’étables et d’écuries nous avaient confinés, dix années durant.