Lors de son intervention, lundi 23 février 2026, dans l’émission Ness Diwan sur les ondes de Diwan FM, le magistrat Moez Bessaidi est revenu sur la position du chef de l’État concernant l’application de la peine capitale en Tunisie.
Selon ses déclarations, le président de la République a insisté sur la nécessité d’appliquer la peine de mort pour les crimes portant atteinte à la sûreté générale du pays ainsi que pour les actes terroristes de manière générale. Il a, d’après la même source, exprimé avec fermeté son attachement à l’exécution de cette sanction.
Rappelant que la peine de mort demeure inscrite dans l’arsenal juridique tunisien et continue d’être prononcée par les juridictions compétentes, il a noté que la Tunisie appliquait un moratoire depuis les années 1990 et que son application effective avait été, de ce fait, suspendue. Le magistrat a précisé que la dernière exécution remontait au 9 octobre 1991.
Selon le Code pénal tunisien, la peine de mort est prononcée dans les cas d’homicide volontaire avec préméditation, de meurtre accompagné de torture ou d’actes de barbarie, de terrorisme, de trahison ou d’espionnage.
Les déclarations du magistrat, récemment muté, n’ont pas tardé à susciter des réactions sur les réseaux sociaux. Entre inquiétudes et interrogations, de nombreux internautes ont vu dans ces propos un signal préoccupant quant à une possible remise en cause du moratoire observé depuis plus de trois décennies.
La Coalition tunisienne contre la peine de mort (CTCPM) a, pour sa part, exprimé sa vive préoccupation, rappelant l’attachement de la Tunisie à ses engagements internationaux en matière de droits humains et mettant en garde contre toute évolution qui consacrerait un retour aux exécutions.
Sans s’ériger en polémique ouverte, le débat relancé par cette intervention révèle une sensibilité persistante autour de la question de la peine capitale dans le pays.
N.J










