Le ministère des Finances vient de publier les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin décembre 2025. Ces chiffres font état d’un déficit budgétaire de 8,97 milliards de dinars contre un déficit budgétaire de 10,09 milliards de dinars un an auparavant, en baisse de 5,2 % par rapport à un an auparavant.
Un déficit budgétaire en recul
Selon les données communiquées, les recettes de l’État ont augmenté de 5,7 % sur cette période, passant de 47,01 milliards de dinars à près de 49,7 milliards de dinars, dont 4,74 milliards de dinars de revenus non fiscaux (+1,8 %) et 44,75 milliards de dinars de revenus fiscaux (+7,3 %) (19,42 milliards de dinars d’impôts directs (+9,1 %) et 25,32 milliards de dinars d’impôts indirects (+5,9 %)). Au cours de cette période, l’État a reçu 0,2 milliard de dinars de dons.
Des dépenses en progression
Les dépenses se sont accrues de 3,5 %, atteignant 58,47 milliards de dinars contre 56,48 milliards de dinars un an auparavant, mais elles ne reflètent toujours pas la situation économique du pays, car plusieurs créanciers de l’État ne sont pas encore payés.
Compensation : crédits intégralement consommés
Ainsi, les 11,59 milliards de dinars de compensation prévus dans la Loi de finances 2025 ont été scrupuleusement dépensés au millième près : 3,8 milliards de dinars pour les produits de base, 7,09 milliards de dinars pour les carburants et 0,68 milliard de dinars pour le transport.
61,3 % du montant de la compensation dépensé a été consacré aux carburants, 32,8 % aux produits de base et 5,9 % au transport. Le hic, c’est que les bénéficiaires de la compensation n’avaient pas été payés depuis plusieurs mois (entre 12 et 17 mois d’impayés), pour un montant dépassant le milliard de dinars jusqu’à fin décembre 2024. Donc, même si l’État s’est acquitté de toute la somme budgétisée pour 2025 en termes de compensation, il est toujours en retard sur les sommes dues aux professionnels.
Masse salariale et interventions : les principaux postes
La plus grosse rubrique des dépenses demeure la masse salariale, avec 23,28 milliards de dinars dédiés (soit près de la moitié des ressources collectées sur cette période), en hausse de 4,5 %. Les dépenses d’intervention s’élèvent à 20,15 milliards de dinars (+4,6 %).
Intérêts et remboursement de la dette
Puis, les charges de financement relatives aux intérêts de la dette sont en hausse, passant de 6,29 milliards de dinars fin décembre 2024 à 6,46 milliards de dinars fin décembre 2025, dont 4,68 milliards de dinars relatifs à la dette intérieure et 1,78 milliard de dinars relatifs à la dette extérieure. Le principal de la dette s’est établi à 17,98 milliards de dinars (-2,9 %), 9,67 milliards de dinars pour la dette intérieure (+5,3 %) et 8,31 milliards de dinars pour la dette extérieure (+10,9 %).
Un encours de dette toujours en augmentation
Notons que l’encours de la dette publique atteint 141,66 milliards de dinars fin décembre 2025, contre 135,64 milliards de dinars un an auparavant, avec 86,18 milliards de dinars de dette intérieure (représentant 60,8 % de l’ensemble de la dette) et 55,49 milliards de dinars de dette extérieure (représentant 39,2 % de l’ensemble de la dette).
I.N.










