La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH) a exprimé « un vif soulagement » après la libération de l’avocat et ancien magistrat et avocat Ahmed Souab, détenu pendant 300 jours.
Dans un communiqué publié mardi, 24 février 2026, l’organisation souligne que l’ancien magistrat s’est distingué tout au long de sa carrière « comme une voix libre et courageuse », engagée en faveur de l’indépendance de la justice, de la primauté du droit et de la défense des droits et libertés, dans un contexte marqué, selon elle, par « une intensification des pressions et des restrictions visant les acteurs de la vie publique ».
300 jours de détention et une vague de solidarité
La LTDH rappelle que cette libération intervient après une période de détention de 300 jours, qui a suscité une large mobilisation de soutien en Tunisie et à l’étranger. Elle y voit l’expression d’un « attachement collectif aux valeurs de liberté et d’indépendance de la justice ».
Pour l’organisation, cette décision constitue « une étape significative » dans un parcours de lutte centré sur la défense de la liberté d’opinion et d’expression, de l’État de droit et d’un pouvoir judiciaire indépendant, « soumis à la seule autorité de la loi » et garantissant les droits et libertés « sans sélection ni représailles ».
La Ligue a salué le travail du comité de défense et la mobilisation citoyenne pacifique, rappelant que la défense de la liberté « n’est pas un crime ». Elle a également rendu hommage aux familles des détenus politiques et aux comités de soutien pour leur ténacité et leur engagement en faveur de la justice et de la liberté.
Appel à la libération de tous les détenus politiques
Tout en prenant acte de ce « développement positif », la LTDH a renouvelé son appel à la libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et des prisonniers d’opinion, ainsi qu’à l’abandon des poursuites liées à l’exercice des droits et libertés fondamentaux.
R.B.H










