La chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Tunis a annoncé, mardi 24 février 2026, le report de l’examen de l’affaire impliquant l’ancien député Seif Eddine Makhlouf, à une audience fixée au mois de mars prochain, tout en rejetant sa demande de remise en liberté.
Seif Eddine Makhlouf avait formé opposition à un jugement rendu par contumace à son encontre par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis. Cette décision le condamnait à cinq ans d’emprisonnement avec exécution immédiate, pour des faits qualifiés de complot contre la sûreté intérieure de l’État.
La juridiction avait retenu à son encontre plusieurs chefs d’accusation dans le cadre de poursuites reposant notamment sur des faits liés à la divulgation de secrets de la défense nationale. Il lui est reproché d’avoir transmis des instructions et des informations sensibles relatives au déroulement d’enquêtes judiciaires et de plaidoiries, ainsi que d’avoir imputé, sans éléments probants, des faits graves à des agents de l’État.
Le dossier évoque également des menaces proférées à l’encontre de fonctionnaires publics, ainsi que des agissements jugés susceptibles de porter atteinte au moral et à la crédibilité des institutions sécuritaires et judiciaires. L’ensemble de ces faits a été qualifié par la justice d’atteinte grave à la sûreté de l’État, justifiant, selon la juridiction, la sévérité de la condamnation prononcée.
Cette affaire s’inscrit dans une succession de poursuites visant l’ancien président du bloc parlementaire de la Coalition Al Karama depuis la levée de son immunité parlementaire.
Il avait notamment été condamné à un an de prison par le tribunal de première instance de Tunis à la suite de l’altercation survenue en 2021 avec la députée Abir Moussi au sein de l’enceinte parlementaire. Il a également écopé de vingt mois d’emprisonnement en appel dans une affaire de menaces adressées, via les réseaux sociaux, au procureur de la République de Sidi Bouzid pour des faits remontant à février 2019.
Par ailleurs, la Cour d’appel militaire l’a condamné à un an de prison assorti d’une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans pour atteinte au prestige de la justice militaire.
L’ancien député a été placé en détention sur ordre de la justice le 18 janvier 2026 après son arrestation survenue dans la foulée de son extradition depuis l’Algérie. Il avait été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba, alors qu’il tentait de se rendre à Istanbul puis à Doha. Il y avait fait l’objet de poursuites pour entrée illégale sur le territoire algérien et pour détention de documents de voyage falsifiés.
N.J











Commentaire
De Souab à Makhloufi en passant par Ghannouchi jusqu'à Moussi...
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