Dans un communiqué publié le 25 février 2026, le mouvement Ennahdha a dénoncé ce qu’il qualifie de « jugements injustes » et de poursuites à caractère politique, au lendemain du verdict rendu par le tribunal de première instance de Tunis.
Le mardi 24 février 2026, la juridiction a condamné l’ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri et le dirigeant du mouvement Mondher Ounissi à quatre ans de prison chacun dans l’affaire liée au décès de feu Jilani Debboussi.
Retrait de la défense et critiques de la procédure
Selon le communiqué, le comité de défense s’est retiré de l’audience pour protester contre ce qu’il considère comme une violation des règles fondamentales d’un procès équitable. Le mouvement affirme que la cour aurait refusé d’examiner les demandes de la défense, notamment l’audition de témoins.
Dans une déclaration citée par le parti, la défense évoque « une série d’irrégularités et de violations » ayant marqué le dossier depuis son ouverture, estimant que l’audience s’est limitée à la lecture d’un jugement préparé à l’avance. Elle précise avoir transmis au tribunal, par l’intermédiaire du bâtonnier régional de Tunis, un document exposant les raisons du boycott de l’audience.
Le communiqué souligne également ce qu’il décrit comme un empressement suspect dans le prononcé du jugement, rappelant que l’audience précédente n’avait été reportée que de trois jours, incluant le week-end.
Contestation du fond de l’affaire
Le mouvement affirme que l’affaire a été relancée quelques semaines après le 25 juillet 2021, y voyant une preuve de son caractère politique. Les accusations portent sur la responsabilité présumée des ministres de la Justice et de la Santé du gouvernement de 2012 dans la sortie forcée de Jilani Debboussi de l’hôpital, son incarcération et la privation de soins, ce qui aurait entraîné son décès.
Ennahdha rappelle toutefois qu’un rapport d’expertise établi par une commission désignée par le doyen des juges d’instruction aurait conclu que la sortie de l’hôpital, le 21 juin 2012, était conforme à l’état de santé du patient et à l’avis du médecin traitant, soulignant qu’il avait reçu les soins nécessaires.
Appel à la libération des détenus politiques
Sur la base de ces éléments, Ennahdha exprime sa ferme condamnation des verdicts rendus et dénonce des procès ne répondant pas aux conditions minimales d’un procès équitable. Le parti appelle à l’arrêt de ces poursuites et réclame la libération de tous les détenus politiques.
Le mouvement appelle également les forces politiques, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains à dénoncer ce qu’il considère comme des violations des droits et libertés fondamentaux et à exiger le respect des principes de justice et des droits de l’homme.
S.F











Commentaire
Citoyen_H
MAIS OUI, MAIS BIEN SÛR
tous les pensionnaires des prisons, absolument tous, particulièrement les anges d’ennakba, sont d’innocentes victimes ayant semé à profusion tout autour d’eux, honnêteté, bienfaisance et bonheur en lingots, tout au long de leurs fonctions de hauts responsables politiques.
Y a-t-il plus culotté que ces enflures, citées dans cet article ?
Certainement !
Tous ceux qui avaient capté que le vent avait tourné le 25 juillet béni et qui s’étaient éclipsés, tels des rats quittant un navire qui sombre.
Yizziouw mél kidhib ya a3béde, ra8ou Famma Rabi.
Khafou minnou