Le mouvement Hak a condamné, dans un communiqué publié mercredi 25 février 2026, une agression et des menaces visant son porte-parole, Chokri Anan, survenues dans la matinée dans le quartier Taieb Mhiri, à L’Aouina.
Selon le communiqué, les faits se sont produits vers 11h20, lorsque le porte-parole du mouvement a été pris à partie par un groupe de vendeurs ambulants installés de manière anarchique. Ces derniers l’auraient encerclé, insulté et menacé, certains tentant même de forcer l’accès au local où il s’était réfugié. L’intervention de la propriétaire du commerce et l’arrivée rapide des forces de sécurité ont permis d’éviter une escalade de la situation.
Le mouvement attribue cette agression aux positions publiques de son porte-parole contre le phénomène de l’occupation anarchique de l’espace public, affirmant que ses prises de position ont suscité des réactions au niveau des autorités en faveur de l’application de la loi.
Appel à la protection et à la solidarité
Dans son communiqué, le mouvement Hak tient les agresseurs pour « pleinement responsables de toute atteinte » à l’intégrité physique de son porte-parole. Il a salué l’intervention des unités de la sûreté nationale et affirmé sa confiance dans la justice, après l’ouverture d’une procédure officielle auprès du poste de police de L’Aouina.
Le mouvement a également affirmé que ces « méthodes d’intimidation » ne le dissuaderont pas de poursuivre son action en faveur de l’État de droit et de la défense de l’ordre public, appelant les organisations civiles et les défenseurs des droits à faire preuve de vigilance et de solidarité face aux atteintes visant les militants.
Il a enfin exhorté les autorités à assurer la protection de Chokri Anan et à prendre les mesures nécessaires contre ce qu’il qualifie de groupes menaçant la sécurité des citoyens et la stabilité de l’espace public.
Un parti issu d’une fusion politique récente
Le mouvement Hak est un parti politique né de la fusion entre le Mouvement Machrou Tounes, le groupe Chabab Al Badil et le mouvement Diraa Al-Watan. Cette union, annoncée à l’issue de plusieurs mois de concertation, s’inscrit dans une volonté de refondation de l’action politique en Tunisie, basée sur une lecture critique des expériences passées.
Le parti, dont le symbole est le tournesol et le slogan « Mon droit dans mon pays et le droit de mon pays sur moi », a adopté un mode d’organisation horizontal fondé sur la direction collective et l’élection démocratique de ses représentants. Il a également privilégié, dans sa phase initiale, le renforcement de sa structuration interne, sans participation aux échéances électorales de 2023 et 2024, y compris la présidentielle.
Le mouvement affirme aujourd’hui poursuivre son engagement politique et civique, tout en appelant au respect de la loi et à la protection des acteurs engagés dans la vie publique.
S.H










