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Refus de libération de Saadia Mosbah

Par Raouf Ben Hédi

Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty, restera en détention. La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé, jeudi 26 février 2026, de rejeter sa demande de libération et de reporter sa prochaine audience ainsi que celle d’autres prévenus au 12 mars prochain, dans le cadre de l’affaire la concernant pour des accusations liées à la gestion de l’association.

Mobilisation et soutien citoyen

Ce matin, un rassemblement de solidarité a été organisé dès 9 heures devant le tribunal de Bab Bnet. Plusieurs organisations et figures de la société civile tunisienne, à l’initiative de la campagne « Contre la criminalisation du travail civil et associatif », ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une criminalisation du travail associatif et le ciblage des activistes, tout en affirmant leur soutien au droit d’organisation, à la liberté d’expression et à l’indépendance du tissu associatif.

Un sit-in avait déjà eu lieu le 22 décembre 2025, jour où la précédente demande de libération de Saadia Mosbah avait été rejetée et l’audience reportée au 26 février 2026.

Arguments de la défense

La militante est détenue depuis le 5 mai 2024 pour des accusations de blanchiment d’argent, après une perquisition à son domicile et dans les locaux de Mnemty. Les avocats de la défense, dont Chawki Tabib et Monia Abed, ont dénoncé une « injustice procédurale » et souligné que la durée légale de détention préventive, fixée à quatorze mois, est dépassée – Saadia Mosbah étant détenue depuis 19 mois. Ils ont insisté sur le profil pacifique de la militante et l’absence de risque d’entrave à l’enquête, estimant que rien ne justifiait de ne pas examiner sa demande de libération.

Une figure symbolique pour la société civile

Engagée dans la lutte contre le racisme et pour les droits humains, Saadia Mosbah est devenue un symbole pour une partie de la société civile qui voit dans sa détention un signal préoccupant pour le monde associatif. La mobilisation d’aujourd’hui vise à rappeler que cette affaire dépasse le seul cadre judiciaire et interroge plus largement la place et la liberté d’action des associations en Tunisie.

R.B.H

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