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Taxis collectifs : les citoyens dénoncent un chaos meurtrier

Par Nadya Jennene

Dans le tumulte quotidien de nos avenues, un danger persistant hante chaque déplacement : le transport collectif, communément appelé taxis collectifs.

Ce n’est plus un simple désagrément, mais un véritable poison infiltré dans le corps urbain, un fléau qui, selon les témoignages des citoyens, menace chaque jour la vie des habitants, comme l’a souligné un internaute sur le groupe IFM Info Trafic : « Les pratiques des taxis collectifs sur nos routes franchissent les limites de la loi et relèvent presque du terrorisme. Pourquoi les députés, au sein de l’Assemblée nationale, ne s’emparent-ils pas de ce sujet pour débattre de ce secteur chaotique et des réseaux parallèles qui y opèrent ? ». 

Les récits qui affluent sur les réseaux sociaux décrivent un spectacle inquiétant : excès de vitesse, dépassements en zones interdites, téléphones portables brandis derrière le volant, non-respect systématique des feux et panneaux de signalisation. Les conducteurs, pressés de maximiser leurs gains, transforment chaque trajet en pari macabre. La route devient alors un champ de bataille où chaque usager est exposé au danger, et les victimes, trop souvent anonymes, s’ajoutent aux statistiques d’une insécurité routière dramatique.

« Le transport rural ou collectif est un véritable fléau qu’il faut extirper du corps de nos villes. Aujourd’hui, demain, chacun parlera d’eux, chacun les dénoncera, et l’indignation suscitera beaucoup d’émotion et de colère. Puis, comme dans mille autres affaires survenues en Tunisie, l’affaire retombera dans l’oubli, sans que rien ne change réellement », a affirmé un autre internaute. 

Face à cette anarchie, la solution semble simple mais exigeante : un investissement massif dans le transport public, avec des bus fiables, des métros étendus, des lignes organisées et des systèmes de paiement transparents. Les citoyens rappellent que le coût humain des négligences dépasse largement les budgets nécessaires à la structuration du secteur. Comme l’a indiqué le même internaute :  « La seule solution réside entre les mains de l’État. Il doit concentrer ses efforts sur le secteur du transport public, investir dans un nombre suffisant de bus et de gares, et mettre en place un système de perception des tarifs garantissant que tous les usagers paient, afin de générer des ressources financières permettant d’améliorer et d’assurer l’entretien de son parc. Il en va de même pour le métro, dont le réseau doit s’étendre, qu’il soit souterrain ou à ciel ouvert. Chaque nouvelle ligne de bus devrait être accompagnée d’un aménagement minimal, chaque nouveau métro ferroviaire devrait être conçu pour limiter l’impact sur la circulation. Aucun citoyen doté de raison ne peut trouver un transport public digne de ce nom sans y être confronté à des désagréments. Les solutions et la technologie existent, mais seule fait défaut la volonté politique, pour une raison ou une autre. Nous, citoyens, savons ce que cela signifie : ce ne sont pas des ignorants qui manquent, mais de la volonté. L’État est capable de mobiliser les ressources nécessaires : il peut supprimer des festivals, supprimer des ministères inutiles, licencier les fonctionnaires inefficaces, interdire le paiement en devises étrangères pour certaines transactions ou restreindre ces pratiques, plutôt que de tout laisser au hasard et de laisser les citoyens payer le prix des défaillances. Si besoin, il peut faire appel à des partenaires étrangers pour exploiter et réaliser ces projets. Le citoyen, lui, aspire simplement à se déplacer en toute humanité. Je dis cela ici dans l’espoir qu’un journaliste en parle sur un plateau télévisé, ou qu’un député daigne soulever cette question sous la Coupole. Ce sont là des sujets qui intéressent réellement le citoyen. »

Les citoyens dénoncent une inaction coupable de l’État et de ses représentants. Sur les forums, les appels pressants se sont multipliés : « Silence étonnant : les abus du transport collectif et la mise en danger quotidienne des vies humaines !! Où êtes-vous, ministère de l’Intérieur, face aux crimes et à l’arrogance de ces conducteurs ??? Ce qui se passe sur les routes devient un véritable signe avant-coureur d’un danger majeur. »

Un autre s’est adressé directement au chef de l’État : « À Monsieur le président de la République, le taxi collectif constitue aujourd’hui un danger réel pour la vie des usagers de la route. Les excès de vitesse, les dépassements dans des zones dangereuses, l’usage du téléphone au volant et le non-respect des feux et panneaux de signalisation ont provoqué des accidents graves, des blessures, voire des décès. De plus, la pression exercée sur les conducteurs pour multiplier les trajets ou atteindre rapidement leur destination transforme chaque course en un risque pour la vie des citoyens. Nous sollicitons respectueusement votre intervention immédiate afin de mettre un terme à ce péril qui menace quotidiennement la population. »

Au-delà des recommandations techniques, c’est un cri pour la dignité et la sécurité des citoyens qui résonne : chaque individu a le droit de circuler sans craindre pour sa vie. Et chaque conducteur, qu’il soit taxi collectif ou non, doit comprendre que la route n’est pas un terrain de jeu mais un espace de coexistence civile.

Si l’État ne prend pas le taureau par les cornes et si les mesures tardent à venir, le chaos continuera de régner dans nos rues. À chaque accident évitable, ce n’est pas seulement une vie qui s’éteindra, mais aussi la confiance des citoyens dans leurs institutions qui se fissurera un peu plus.

N.J

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4 commentaires

  1. HatemC

    Répondre
    27 février 2026 | 20h25

    Ce que font les pays qui ont réussi

    Des villes comme Casablanca, Istanbul ou Le Caire ont réduit le transport informel en :

    – achetant massivement des bus
    – créant des lignes en site propre (BHNS)
    – développant des trains de banlieue
    – intégrant certains chauffeurs informels dans des coopératives régulées
    – mettant en place un paiement électronique pour sécuriser les recettes

    On ne supprime pas brutalement :
    on remplace par mieux.

  2. HatemC

    Répondre
    27 février 2026 | 20h24

    Le problème n’est pas seulement les conducteurs, c’est surtout l’absence d’un système de transport urbain structuré.

    Pourquoi les taxis collectifs dominent
    Ils existent parce que :
    – les bus sont insuffisants, irréguliers ou saturés
    – les trains urbains sont rares ou lents
    – le métro léger ne couvre qu’une partie limitée
    – les temps d’attente sont trop longs

    Résultat : les citoyens n’ont pas d’alternative fiable.

    Dans toutes les villes du monde où le transport public est performant, les modes informels disparaissent progressivement sans interdiction brutale.

  3. Citoyen_H

    Répondre
    27 février 2026 | 17h35

    CURIEUSEMENT,

    quasiment tous les chauffeurs de ces tombeaux roulants, sont issus de l’exode rural !!!
    Cherchez la corrélation.

  4. philobog1

    Répondre
    27 février 2026 | 13h58

    Ce sont de véritables kamikaze de la route, tous, sans aucune exception

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