Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Trump fustige l’Iran et évoque une attaque « nécessaire »

Par Raouf Ben Hédi

Le président des États-Unis, Donald Trump a exprimé, vendredi 27 février 2026, son mécontentement vis-à-vis des négociations avec l’Iran, tout en réaffirmant qu’il n’entendait pas recourir à la force, mais que cela était parfois nécessaire.

Devant la presse, il a qualifié les échanges actuels de « décevants » et a fait savoir que de nouvelles discussions sur le programme nucléaire iranien sont prévues plus tard dans la journée. « Je ne suis pas content du fait qu’ils ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il restait à voir « ce qu’il va se passer ». Il a également martelé que « l’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire ».

Interrogé sur l’hypothèse d’un recours à des opérations militaires, le président américain a affirmé ne pas le souhaiter, tout en relativisant : « Je ne souhaite pas cela, mais parfois c’est nécessaire ». Toutefois, il a tenu à préciser qu’aucune « décision finale » sur de possibles frappes n’avait été prise et qu’il préférait parvenir à un accord.

Ces remarques interviennent au lendemain de la troisième session de pourparlers à Genève, organisés sous l’égide d’un médiateur omanais. Cet épisode diplomatique est présenté par plusieurs observateurs comme une des dernières opportunités d’éviter une escalade majeure entre Washington et Téhéran.

La tension est d’autant plus forte que les États-Unis ont récemment renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient. Washington a dépêché deux porte-avions dans la région, dont l’USS Gerald Ford, le plus imposant au monde, qui devrait bientôt se positionner au large d’Israël après avoir quitté jeudi la Crète.

Dans ce contexte, et alors que l’Iran a déjà riposté en juin à une attaque israélienne par des frappes visant des positions israéliennes, l’ambassade américaine à Jérusalem a recommandé cette semaine à son personnel gouvernemental « non essentiel » de quitter le pays, évoquant des « risques pour leur sécurité », et ce « tant que des vols commerciaux sont disponibles ».

La montée des tensions s’accompagne également de mesures de précaution prises par plusieurs chancelleries occidentales. Le Royaume-Uni a annoncé le retrait temporaire de certains membres de son personnel diplomatique en Iran, tout en demandant aux familles des employés de quitter le pays. Londres recommande par ailleurs à ses ressortissants d’éviter tout déplacement vers l’Iran.

La France a émis un avis appelant ses citoyens à la plus grande vigilance, notamment en Iran, en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

La Russie a également conseillé à ses ressortissants de quitter l’Iran. Le Kazakhstan a, pour sa part, demandé à ses citoyens présents sur le territoire iranien d’envisager un départ.

Selon des médias israéliens, les services de radiodiffusion du pays estiment qu’une éventuelle attaque contre l’Iran pourrait être imminente, ce qui renforce encore le climat d’alerte dans la région.

R.B.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *