Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Après quatorze mois de détention préventive, Saloua Ghrissa face au tribunal

Par Sarra Hlaoui

L’appel à la mobilisation en soutien à l’universitaire et militante des droits humains Saloua Ghrissa se multiplie à l’approche de sa comparution prévue le jeudi 5 mars 2026 devant le tribunal de première instance de Bizerte. Des organisations de la société civile et des proches de l’intéressée dénoncent une détention prolongée et appellent à une présence de soutien lors de l’audience.

Une universitaire et actrice de la société civile

Saloua Ghrissa est enseignante universitaire et militante associative. Elle occupe le poste de directrice exécutive de l’Association Tafaol pour le droit à la différence, une organisation fondée en avril 2011, dans le sillage de la révolution, par des citoyennes et citoyens engagés dans la promotion de la participation civique, de la culture du droit à la différence et du respect des droits humains en Tunisie.

L’association s’inscrit dans le paysage des organisations issues de la période post-révolutionnaire, qui ont œuvré à encourager l’engagement citoyen et le débat public.

Une détention qui se prolonge depuis décembre 2024

Une information judiciaire avait été ouverte à l’encontre de Saloua Ghrissa et de l’association qu’elle dirige, sur décision du juge d’instruction près le tribunal de première instance de Bizerte, dans un contexte marqué par des campagnes de dénigrement et d’attaques visant l’organisation sur les réseaux sociaux.

Saloua Ghrissa a été placée en détention le 10 décembre 2024 et se trouve depuis en détention préventive, soit depuis plus de quatorze mois, dans l’attente de l’évolution de la procédure judiciaire. Son audience prévue le 5 mars constitue une nouvelle échéance dans ce dossier.

L’appel de sa fille relance la mobilisation

La mobilisation autour de cette affaire a été relancée ces derniers jours par un message publié par sa fille, Balkis Ghrissa, qui a appelé à soutenir sa mère à l’approche de sa comparution.

Dans un message empreint d’émotion, elle a évoqué avant tout une mère, « une femme qui a toujours donné sans compter », appelant à lui témoigner du soutien à travers la présence, les pensées et les prières, afin qu’elle « ne se sente pas seule face à cette épreuve ».

Cet appel s’inscrit dans une campagne de solidarité plus large, relayée par des militants et des défenseurs des droits humains, sous le mot-dièse appelant à sa libération.

Un dossier suivi de près par la société civile

L’affaire Saloua Ghrissa intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre les autorités et certaines composantes de la société civile. Des organisations et militants dénoncent des pressions visant le travail associatif.

L’audience du 5 mars à Bizerte est attendue comme une étape importante dans ce dossier, qui continue de susciter des réactions et des appels à la solidarité au sein de la société civile tunisienne.

S.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *