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De Riyad à Dubaï, les Tunisiens du Golfe pris dans l’onde de choc de la crise iranienne

Un drone iranien touche un immeuble à Manama, capitale de l’État de Bahreïn, le 28 février 2026. © REUTERS

Par Sarra Hlaoui

L’embrasement sécuritaire au Moyen-Orient, consécutif à l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, continue de faire sentir ses répercussions dans plusieurs pays de la région. Téhéran a riposté en lançant des missiles contre des bases militaires américaines implantées dans différents États du Golfe. Des images en provenance de plusieurs capitales montrent des déflagrations et des éclats d’obus ayant parfois atteint des zones civiles, accentuant l’inquiétude des populations.

Dans ce contexte explosif, la situation préoccupe également la Tunisie, dont des dizaines de milliers de ressortissants vivent et travaillent dans les pays du Golfe, en Jordanie ou encore en Irak.

Une présence tunisienne importante dans une région sous tension

La diaspora tunisienne dans cette zone est composée de cadres, d’enseignants, de médecins, d’ingénieurs et de travailleurs qualifiés. Elle constitue l’une des communautés tunisiennes les plus significatives à l’étranger, notamment dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, où la demande en compétences a attiré, depuis des décennies, de nombreux professionnels tunisiens.

Des capitales comme Riyad, Abou Dhabi, Manama ou Doha abritent des communautés tunisiennes bien établies, tandis que d’autres ressortissants sont présents en Irak, y compris dans des zones sensibles. Cette implantation s’inscrit dans une dynamique migratoire ancienne, étroitement liée aux besoins des secteurs de l’éducation, de la santé, de l’ingénierie et des services.

La dégradation rapide de la situation sécuritaire alimente aujourd’hui des inquiétudes légitimes, aussi bien chez les familles restées en Tunisie que parmi les Tunisiens installés dans ces pays.

Les ambassades appellent à la vigilance

Face à l’évolution des tensions, les représentations diplomatiques tunisiennes dans plusieurs capitales – notamment à Amman, Manama, Bagdad, Abou Dhabi et Riyad – ont multiplié les messages à l’attention de leurs ressortissants.

Sans faire état de menaces spécifiques visant directement la communauté tunisienne, elles ont recommandé la prudence, le strict respect des consignes édictées par les autorités locales et la limitation des déplacements aux situations nécessaires.

Des canaux de communication dédiés aux urgences ont été activés, les missions diplomatiques assurant suivre de près l’évolution de la situation afin de pouvoir intervenir en cas de besoin.

Entre inquiétude et incertitude

Pour de nombreux Tunisiens établis dans la région, cette escalade ravive le souvenir de précédentes crises régionales et soulève des interrogations concrètes sur d’éventuelles perturbations de la vie quotidienne, des déplacements ou de l’activité professionnelle.

À ce stade, aucune opération d’évacuation n’a été annoncée. Reste que la situation demeure volatile et susceptible d’évoluer rapidement, dans un contexte où la présence tunisienne au Moyen-Orient représente un enjeu humain, économique et social majeur pour la Tunisie.

S.H

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