Dix jours après le début du mois de Ramadan, le premier bilan des contrôles sanitaires tombe… et il est loin d’être rassurant. Dans un communiqué publié dimanche 1er mars 2026, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires dresse un état des lieux préoccupant des denrées mises en vente durant cette période de forte consommation.
En seulement dix jours, 4.530 opérations de contrôle officiel ont été menées par 95 équipes déployées quotidiennement sur le terrain. Au total, 3.971 établissements opérant dans le secteur alimentaire ont été inspectés à travers le pays.
Le verdict est lourd : 107,988 tonnes de produits alimentaires jugés non conformes ou dangereux ont été saisies et destinées à la destruction.
Près de 108 tonnes de denrées retirées du marché
Dans le détail, les fruits secs, notamment l’arachide, représentent la plus grande part des saisies avec 40,193 tonnes, soit 37,2 % des quantités totales. Les fruits et légumes frais – pommes, bananes, oignons, olives – arrivent en deuxième position avec 20,713 tonnes, soit 19,2 %.
Les produits de la mer, frais ou congelés, totalisent 16,108 tonnes, soit 14,9 %. Les fruits et légumes transformés, principalement des produits marinés, atteignent 7,170 tonnes, tandis que le lait et ses dérivés représentent 6,833 tonnes.
Les contrôleurs ont également retiré plus de 3 tonnes de céréales et de pâtes alimentaires, 2,384 tonnes de viandes et produits carnés, 2,205 tonnes d’huiles de friture, ainsi que des quantités moindres d’épices, de pâtisseries, de boissons, de matières premières destinées à la boulangerie et d’autres produits alimentaires divers.
Insectes, produits périmés et conditions insalubres
Plus inquiétant encore que les volumes, les raisons des saisies laissent peu de place au doute. Dans 42 % des cas, les produits présentaient la présence d’insectes, de vers vivants ou des traces de rongeurs. Près de 19,1 % concernaient des denrées dont la date de péremption était dépassée.
Dans 17,9 % des situations, les produits étaient altérés, présentant des signes de détérioration, de changement de couleur ou d’odeurs nauséabondes. Dix pour cent des infractions relevaient de conditions de stockage, de conservation ou de commercialisation non conformes aux règles d’hygiène.
D’autres manquements ont été relevés, notamment l’absence d’étiquetage, des résultats d’analyses non conformes, des ruptures de la chaîne du froid, des conditions de préparation insalubres, un emballage inadéquat ou encore des cas d’abattage anarchique sans validation vétérinaire.
La campagne de contrôle a donné lieu à 134 procès-verbaux, 315 avertissements écrits et la fermeture de 20 commerces alimentaires ouverts au public ne respectant pas les conditions de sécurité sanitaire.
L’Instance assure que ses équipes poursuivront leurs interventions tout au long du mois de Ramadan, avec un renforcement des visites de terrain et l’application des sanctions prévues par la législation en vigueur.
Elle appelle les citoyens à privilégier les circuits organisés et autorisés, à éviter les vendeurs ambulants et les filières anarchiques, et à vérifier attentivement l’état et la date de validité des produits avant achat. Un numéro vert, le 80 106 977, est mis à la disposition du public pour signaler toute infraction ou poser des questions liées à la sécurité sanitaire et à la qualité des produits alimentaires.
Après dix jours de jeûne et de tables bien garnies, ce premier bilan rappelle que la vigilance reste, plus que jamais, un impératif.
R.B.H











2 commentaires
Citoyen_H
GALOU (LES PECNOTS)
qui avaient envahi les grandes villes :
on ni bri bour la doumoucrassie, ou na i li bri Noubel !!!!
Sincèrement, vous avez cru à la ravageuse et destructrice farce de 2011.
Gg
C’est le rat-madan!