En 2025, 1.760 migrants d’origine subsaharienne en Tunisie ont pu retourner dans leur pays d’origine avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), bénéficiant de programmes personnalisés pour transformer ce retour volontaire en véritable opportunité de réinsertion socio-économique.
Selon le communiqué diffusé par l’OIM, ces retours ont été organisés en combinant assistance logistique et soutien socio-économique, grâce à la mise en place de Plans de réintégration individuels (PIR) sur mesure. « Chaque plan est conçu spécifiquement pour répondre aux besoins, compétences et ambitions de la personne concernée, afin que le retour ne soit pas seulement un voyage vers son pays d’origine, mais une véritable opportunité de reconstruire un avenir dans la dignité et la stabilité ».
Des programmes adaptés aux besoins de chaque bénéficiaire
L’OIM explique que ces PIR permettent aux bénéficiaires de se lancer ou de consolider des activités génératrices de revenus dans différents secteurs, favorisant l’autonomie et l’inclusion économique. Parmi les initiatives soutenues en 2025 :
- Agriculture et élevage : des projets visant à renforcer la sécurité alimentaire et les revenus dans les zones rurales.
- Commerce de détail et micro-entreprises : commerces de proximité et activités commerciales diversifiées.
- Gastronomie et restauration : de la restauration classique aux productions artisanales à domicile, favorisant l’entrepreneuriat local.
- Services de transport : offrant mobilité et nouvelles opportunités économiques.
- Éducation et formation professionnelle : renforcement des compétences et de l’employabilité.
- Activités de services diversifiés : couture, soins de beauté, services numériques et métiers techniques.
L’organisation souligne que l’approche holistique de ces programmes, combinant soutien matériel et accompagnement personnalisé, permet de créer un environnement propice à la résilience communautaire. Les bénéficiaires disposent ainsi d’outils concrets pour réussir leur réintégration et s’insérer durablement dans leur société d’origine.
Un retour volontaire transformé en opportunité
L’OIM insiste sur le fait qu’un retour durable n’est possible que lorsque les migrants disposent de réels choix et que l’aide à la réintégration est adaptée. L’objectif est de donner aux participants la confiance nécessaire pour entamer un nouveau chapitre de leur vie, tout en favorisant leur indépendance économique et sociale.
Dans son communiqué, l’organisation conclut : « Un retour durable devient possible lorsque les personnes disposent de réels choix et que l’aide à la réintégration leur donne les outils nécessaires pour entamer un nouveau chapitre avec espoir et confiance. »
Ce bilan annuel illustre les efforts continus de l’OIM pour accompagner les migrants dans un processus de retour volontaire qui dépasse la simple mobilité, en favorisant la stabilité, l’autonomie et la réinsertion socio-économique dans leurs pays d’origine.
I.N.










