La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, comparaîtra demain, mardi 3 mars 2026, devant la justice dans le cadre de l’affaire dite du « bureau d’ordre ». L’information a été confirmée par son avocat et président du comité de défense, Ali Tayachi.
Une condamnation lourde en première instance
Dans ce dossier, Abir Moussi a été condamnée en décembre dernier par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis à douze ans de prison. Elle est poursuivie pour « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien », conformément aux dispositions de l’article 72 du Code pénal.
Dans la même affaire, la dirigeante du parti Meriem Sassi, poursuivie en état de liberté, a écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement.
Des faits remontant à octobre 2023
Les faits à l’origine de cette affaire remontent au 3 octobre 2023. Abir Moussi avait alors été interpellée alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République pour déposer des recours contre des décrets présidentiels. Elle est depuis détenue dans le cadre de cette procédure.
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis avait décidé de la renvoyer devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis en état de détention, tandis que Meriem Sassi avait été renvoyée en état de liberté, pour les mêmes chefs d’accusation fondés sur l’article 72 du Code pénal.
M.B.Z













Commentaire
jamel.tazarki
Je cite l’article ci-dessus: « Les faits à l’origine de cette affaire remontent au 3 octobre 2023. Abir Moussi avait alors été interpellée alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République pour déposer des recours contre des décrets présidentiels. Elle est depuis détenue dans le cadre de cette procédure. »
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Mais enfin, soyons raisonnables (c’est-à-dire logiques) : En effet, le rôle du « bureau d’ordre de la présidence de la République » est de recevoir les soucis, les plaintes, les propositions, les critiques, etc. des citoyens en Tunisie (de nationalité tunisienne ou autre).
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De ce fait, Mme Abir Moussi est en droit de déposer des recours contre des décrets présidentiels.
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Douze ans de prison pour avoir exercé un droit ! Quelle injustice !
@M. Kais Saied : même une dictature peut être une démocratie!
Bonne journée
PS : j’ai moi-même déposé une plainte contre le maire de Korba auprès du bureau d’ordre de la présidence de la République. Ce dernier avait en effet fait déverser des eaux usées (fécales) dans une zone touristique, à proximité du Club Med. Même les paysans en souffraient. C’était à l’époque de la dictature de Ben Ali. J’ai été bien reçu au bureau d’ordre de la présidence de la République. J’ai même reçu une réponse positive à ma plainte !
Comment la Tunisie pourrait-elle encore fonctionner aujourd’hui avec tout ce désordre institutionnel?