Au troisième jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, les frappes se sont poursuivies dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 mars 2026. L’armée israélienne a visé des cibles à Téhéran ainsi qu’à Beyrouth, affirmant avoir ciblé de « hauts responsables » du Hezbollah.
La République islamique, de son côté, maintient sa riposte contre Israël et plusieurs pays du Golfe, élargissant progressivement le théâtre des opérations. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir ciblé les bureaux du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, marquant une nouvelle étape dans la confrontation directe entre Téhéran et Tel-Aviv.
Le Liban est désormais pleinement intégré à la séquence militaire, sous le feu des bombardements israéliens.
Des avions américains abattus « par erreur » au Koweït
Nouvel épisode troublant : trois avions de combat américains ont été abattus par la défense koweïtienne, qui a ensuite reconnu une « erreur ». Selon le commandement central américain, les six membres d’équipage ont pu s’éjecter, ont été récupérés et se trouvent dans un état stable.
Cet incident illustre la tension extrême qui règne dans l’espace aérien régional, où les systèmes de défense sont en alerte maximale et où la marge d’erreur se réduit dangereusement.
Trump critique Londres
Sur le plan diplomatique, le président américain Donald Trump s’en est pris au Premier ministre britannique Keir Starmer, l’accusant d’avoir « tardé » à autoriser l’utilisation de la base stratégique de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Dans une interview au Daily Telegraph, il a fait part de sa « déception » face à ce délai.
Keir Starmer a finalement confirmé avoir donné son feu vert à l’usage de bases britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens, à la demande de Washington.
Menaces israéliennes contre le Hezbollah
La rhétorique s’est également durcie du côté israélien. Le ministre de la Défense, Israel Katz, a affirmé que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, finirait « au fin fond de l’enfer », établissant un parallèle avec le guide suprême iranien Ali Khamenei.
Dans un contexte d’escalade régionale rapide, les frappes croisées et les déclarations martiales traduisent une confrontation qui dépasse désormais largement le seul face-à-face entre Israël et l’Iran et menace d’entraîner durablement l’ensemble du Moyen-Orient dans un conflit ouvert.
R.B.H












