Alors que les bombardements se poursuivent dans le Golfe et que l’escalade militaire entre Israël, l’Iran et les États-Unis redessine, jour après jour, la carte des risques au Moyen-Orient, le ciel lui aussi devient incertain. Plusieurs pays ont temporairement fermé leur espace aérien, bouleversant les plans de milliers de voyageurs.
Parmi eux, des pèlerins tunisiens partis accomplir la Omra en Arabie saoudite. Un voyage spirituel censé être synonyme de recueillement, qui se déroule cette année sous l’ombre pesante de la guerre.
Si les vols directs au départ de la Tunisie vers l’Arabie saoudite continuent d’être assurés normalement, selon un communiqué publié mardi 3 mars 2026 par la Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (Ftav), la situation est plus délicate pour ceux qui ont voyagé via des vols avec escale.
Plusieurs pèlerins ont en effet transité par des pays ayant fermé provisoirement leur espace aérien en raison des tensions régionales. Résultat : des interrogations sur la date de retour, des informations qui circulent au compte-gouttes, et surtout une angoisse grandissante chez les familles restées en Tunisie.
« Ils regardent les informations en continu », confie un proche d’un pèlerin bloqué en Arabie saoudite. « Chaque annonce de frappe ou de fermeture d’espace aérien est vécue comme une menace supplémentaire. »
Dans son communiqué, la Ftav tente de rassurer. Elle affirme que les agences de voyages, en coordination avec les autorités saoudiennes, veillent à garantir les meilleures conditions de séjour aux pèlerins concernés, en attendant la stabilisation de la situation et la réouverture des espaces aériens pour organiser leur retour.
La Fédération assure également que ses agences adhérentes travaillent avec les compagnies aériennes pour faire preuve de flexibilité, à travers la reprogrammation ou le réaménagement des vols susceptibles d’être modifiés ou annulés.
Mais dans un contexte où les frappes se poursuivent et où les décisions de fermeture d’espace aérien peuvent tomber en quelques heures, l’incertitude demeure. Et pour de nombreuses familles tunisiennes, le temps semble suspendu entre deux bulletins d’information, dans l’attente d’un simple message confirmant une date de retour.
S.H










