Plusieurs avocats du barreau de Kairouan ont déposé, mardi 3 mars 2026, une plainte pénale contre un jeune humoriste après la diffusion d’une vidéo jugée offensante à l’égard de la région et de ses habitants.
Dans cette séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, le jeune homme a établi une comparaison polémique entre Kairouan et l’île associée au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein, affirmant sur un ton sarcastique que « l’île d’Epstein, c’est Kairouan mais au bord de l’eau ». Des propos qui ont rapidement suscité l’indignation de plusieurs internautes et figures locales.
Selon l’avocat Mohamed Faleh Chebbi, qui a annoncé la démarche dans une publication sur Facebook, la plainte a été déposée par un groupe d’avocats de la région estimant que ces déclarations portent atteinte à l’image de Kairouan et à la dignité de ses habitants.
Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête et a chargé l’une des brigades sécuritaires de la région de mener les investigations nécessaires afin de déterminer les circonstances de l’affaire et les responsabilités éventuelles.
Si l’initiative judiciaire a été saluée par certains habitants, elle relance aussi le débat récurrent autour des limites de la satire et de la liberté d’expression. Plusieurs observateurs rappellent en effet que l’humour, par nature provocateur et parfois irrévérencieux, ne devrait pas, en principe, conduire à des poursuites judiciaires.
M.B.Z










