Une publication diffusée sur la plateforme X par un compte nommé Mega News, suivi par plus de 20.000 abonnés, affirme que l’Italie aurait déclaré qu’Israël a violé le droit international humanitaire et qu’il « doit être isolé mondialement ». Cette affirmation est présentée comme une déclaration officielle des autorités italiennes. Elle a circulé dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par l’intensification des frappes israéliennes contre l’Iran et les ripostes qui ont suivi, alimentant une forte volatilité informationnelle sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont interprété ce message comme une réaction officielle italienne aux développements militaires récents. Or, après vérification des sources institutionnelles et des déclarations publiques disponibles, aucune trace d’une telle prise de position n’a été trouvée.

À ce stade, Giorgia Meloni ne s’est pas publiquement prononcée par une déclaration formelle appelant à l’isolement international d’Israël en lien avec les frappes contre l’Iran. Les portails officiels du gouvernement italien, notamment Governo.it et Ministero degli Affari Esteri e della Cooperazione Internazionale, ne contiennent aucun communiqué reprenant la formulation relayée par le compte Mega News. Une déclaration d’une telle portée diplomatique constituerait un changement majeur de ligne et aurait été largement couverte par les médias nationaux et internationaux, ce qui n’est pas le cas.
En revanche, sur la question de Gaza, la position de Giorgia Meloni est documentée. Elle a à plusieurs reprises décrit la situation humanitaire comme dramatique, appelé à la protection des civils et insisté sur le respect du droit international humanitaire. Elle a également évoqué la nécessité que les opérations militaires respectent le principe de proportionnalité et a soutenu les efforts diplomatiques en faveur d’un cessez-le-feu et d’une solution politique fondée sur la coexistence de deux États. Toutefois, elle n’a pas employé, dans ses déclarations officielles, le terme de « génocide » pour qualifier la situation à Gaza.
Pas loin de l’Italie, le gouvernement espagnol a adopté une position très critique vis-à-vis de l’opération militaire conduite par Israël et les États-Unis. Contrairement à plusieurs de ses partenaires européens, l’Espagne a refusé d’autoriser l’utilisation de ses bases aériennes de Rota et de Morón pour soutenir des frappes contre l’Iran, soulignant que ces installations ne devaient pas être utilisées pour des opérations qu’elle juge contraire au droit international et qui n’ont pas de mandat des Nations unies. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié cette offensive de dangereuse et injustifiée, et a affirmé que Madrid n’accepterait pas que son territoire serve à des actions qu’il estime risquer d’aggraver la crise régionale.
Cette décision a provoqué une vive réaction de la part de Donald Trump. Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Trump a vivement critiqué l’Espagne pour son refus de coopération, la qualifiant d’« allié terrible » et affirmant qu’il avait demandé de « cesser tout commerce avec l’Espagne », menaçant même d’embargo économique en représailles à cette décision et à ce qu’il considère comme un manque de soutien dans la campagne contre l’Iran.
Ainsi, l’affirmation relayée par le compte Mega News selon laquelle l’Italie aurait déclaré qu’Israël « doit être isolé mondialement » est trompeuse. Giorgia Meloni ne s’est pas prononcée publiquement en ces termes sur les frappes actuelles contre l’Iran. Ses déclarations documentées concernent principalement la situation à Gaza, avec des appels au respect du droit international humanitaire et à une solution politique, mais sans demande d’isolement global ni usage du terme de génocide dans un cadre officiel.
R.A.













2 commentaires
Gg
Pour l’Espagne, des accords ont forcément été conclus qui autorisent les US à utiliser certaines bases.
Accords non respectés par l’Espagne, d’où sanctions.
Logique!
Gg
Bien sûr Meloni n’a pas appelé à isoler Israël !
Pour le droit international, encore eût il fallu que les barbus le respectent… ce n’est pas le cas!