Détenue depuis 21 mois sans jugement, Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty, a adressé un message poignant depuis la prison civile de Prison civile de Belli, où elle est incarcérée.
Dans un témoignage relayé par son avocate, Me Hela Ben Salem, à l’issue d’une visite effectuée mercredi 4 mars 2026, la militante a exprimé ses craintes quant à l’issue de sa procédure judiciaire. Son audience est prévue le 10 mars devant la Cour de cassation et le 12 mars devant la chambre criminelle.
Selon son avocate, Saadia Mosbah apparaît éprouvée mais déterminée. Elle dit redouter une lourde peine et évoque un « dossier de couleur », estimant payer pour d’autres. « Je plaide coupable parce que je suis humaine », aurait-elle confié.
Mais au-delà de sa situation judiciaire, c’est surtout son statut de mère qui transparaît dans son message, « Laissez-moi sentir mon enfant », a-t-elle lancé. Son fils unique ne peut la voir qu’à travers une vitre, sans contact physique.
Un appel qui, selon elle, dépasse son cas personnel et concerne l’ensemble des mères détenues. Elle plaide pour un assouplissement des conditions de visite permettant aux détenues de serrer leurs enfants dans leurs bras, ne serait-ce que quelques instants.
La militante est détenue depuis le 5 mai 2024 pour des accusations de blanchiment d’argent, après une perquisition à son domicile et dans les locaux de Mnemty. Les avocats de la défense, dont Chawki Tabib et Monia Abed, ont dénoncé une « injustice procédurale » et souligné que la durée légale de détention préventive, fixée à quatorze mois, est dépassée – Saadia Mosbah étant détenue depuis 19 mois. Ils ont insisté sur le profil pacifique de la militante et l’absence de risque d’entrave à l’enquête, estimant que rien ne justifiait de ne pas examiner sa demande de libération.
Engagée dans la lutte contre le racisme et pour les droits humains, Saadia Mosbah est devenue un symbole pour une partie de la société civile qui voit dans sa détention un signal préoccupant pour le monde associatif.La militante est détenue depuis le 5 mai 2024 pour des accusations de blanchiment d’argent, après une perquisition à son domicile et dans les locaux de Mnemty. Les avocats de la défense, dont Chawki Tabib et Monia Abed, ont dénoncé une « injustice procédurale » et souligné que la durée légale de détention préventive, fixée à quatorze mois, est dépassée – Saadia Mosbah étant détenue depuis 19 mois. Ils ont insisté sur le profil pacifique de la militante et l’absence de risque d’entrave à l’enquête, estimant que rien ne justifiait de ne pas examiner sa demande de libération.
Engagée dans la lutte contre le racisme et pour les droits humains, Saadia Mosbah est devenue un symbole pour une partie de la société civile qui voit dans sa détention un signal préoccupant pour le monde associatif. Les nombreuses mobilisations de soutien en sa faveur rappellent que cette affaire dépasse le seul cadre judiciaire et interroge plus largement la place et la liberté d’action des associations en Tunisie.
S.H










