Les récentes tensions au Moyen-Orient ne devraient pas avoir d’impact immédiat sur l’approvisionnement de la Tunisie en hydrocarbures. C’est ce qu’a affirmé le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, mercredi 4 mars 2026, lors de son audition par la commission des Finances au sein de l’Assemblée des représentants du peuple.
Interrogé par les députés sur les répercussions possibles de l’escalade dans la région, notamment sur les prix et la disponibilité du pétrole au niveau du Golfe arabe et du détroit d’Ormuz, le responsable a tenu à rassurer quant à la situation de la Tunisie.
Il a expliqué que, pour le gaz naturel, les contrats d’importation conclus par la Tunisie sont essentiellement signés avec l’Algérie ainsi qu’avec plusieurs pays européens. Cette configuration limite l’exposition du pays aux perturbations susceptibles d’affecter les routes énergétiques du Golfe.
S’agissant du pétrole brut, Wael Chouchane a précisé que la majorité des contrats d’approvisionnement sont conclus avec l’Azerbaïdjan. De ce fait, les flux d’importation tunisiens ne transitent pas par le détroit d’Ormuz, ce qui réduit considérablement les risques de perturbations dans l’immédiat.
Le secrétaire d’État est également revenu sur la situation énergétique nationale. Il a indiqué que le déficit énergétique de la Tunisie atteint actuellement 65%, un niveau que les autorités ambitionnent de ramener à 30% dans les prochaines années.
Dans ce cadre, la stratégie nationale de transition énergétique mise sur une montée progressive des énergies renouvelables. L’objectif affiché est de porter leur part à 50% du mix énergétique à l’horizon 2035, puis à 80% à l’horizon 2050.
M.B.Z










