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Beyrouth : panique et exode après l’ordre israélien d’évacuer la banlieue sud

Par Raouf Ben Hédi

Le conflit qui embrase le Moyen-Orient a franchi un nouveau seuil d’intensité. Jeudi 5 mars 2026, au sixième jour d’affrontements d’une ampleur inédite, les opérations militaires se multiplient sur plusieurs fronts : Beyrouth est en état d’alerte, Téhéran est visée par des frappes, le Golfe est touché par des attaques et un navire de guerre iranien a été coulé dans l’océan Indien par un sous-marin américain. Dans ce contexte d’escalade rapide, Washington encourage Israël à poursuivre son offensive.

Au Liban, la tension est montée d’un cran dans l’après-midi lorsque l’armée israélienne a lancé un appel inhabituel à la population de la banlieue sud de Beyrouth. Sur le réseau X, un porte-parole de l’armée a exhorté les habitants de ce secteur, considéré comme un bastion du Hezbollah, à quitter immédiatement les lieux. Le message invitait la population à « sauver sa vie » en évacuant sans délai vers le nord et l’est du pays.

Cette annonce a provoqué une panique immédiate dans la capitale libanaise. Des embouteillages massifs se sont formés sur les routes menant hors de la zone visée, tandis que des tirs en l’air ont été entendus pour alerter les habitants. Des images montrent aussi des immeubles lourdement endommagés dans les quartiers touchés par les frappes.

Selon les autorités libanaises, les bombardements ont déjà fait au moins 72 morts et 437 blessés. Depuis lundi, environ 83.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations.

L’offensive lancée samedi par les États-Unis et Israël contre l’Iran visait, selon leurs déclarations, à empêcher Téhéran de poursuivre son programme nucléaire militaire et de reconstituer ses stocks de missiles balistiques. Cette opération a toutefois profondément bouleversé l’équilibre stratégique régional. Les monarchies du Golfe sont désormais directement concernées, tandis que plusieurs puissances occidentales ont commencé à déployer navires de guerre et avions de chasse dans la région.

Face à cette escalade militaire et à l’élargissement progressif du théâtre des opérations, la communauté internationale redoute désormais un embrasement régional aux conséquences imprévisibles.

R.B.H

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