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Fatma Mseddi charge Wael Naouar : la politique étrangère relève du président

Par Sarra Hlaoui

La députée Fatma Mseddi a vivement critiqué l’activiste Wael Naouar dans une vidéo publiée jeudi 5 mars 2026 sur les réseaux sociaux, l’accusant d’« incitation » et de s’arroger un rôle qui ne relève pas de lui en matière de politique étrangère.

Dans cette intervention d’un peu plus de six minutes, la parlementaire a réagi aux déclarations de Wael Naouar concernant la position officielle de la Tunisie sur certaines questions internationales et aux tensions autour de l’initiative de la flottille Soumoud.

Fatma Mseddi reproche notamment à l’activiste d’avoir critiqué le président Kaïs Saïed et la diplomatie tunisienne, estimant que ses propos constituent une forme de « dénigrement » des institutions. « Le peuple tunisien a élu Kaïs Saïed, pas Wael Naouar », affirme-t-elle, ajoutant que la conduite de la politique étrangère relève exclusivement du chef de l’État et des institutions de l’État.

Selon elle, certaines informations ou positions diplomatiques ne peuvent pas être exposées publiquement, en raison de la sensibilité des dossiers internationaux. Elle a également mis en garde contre ce qu’elle considère comme des tentatives d’« incitation » menées par certains activistes sur les réseaux sociaux.

La députée a par ailleurs dénoncé les critiques visant les institutions sécuritaires tunisiennes et s’est insurgée contre les déclarations d’un ressortissant palestinien ayant, selon elle, « attaqué les institutions de l’État ». Elle a insisté sur la nécessité de protéger les institutions et la souveraineté nationale, estimant que « la sécurité du pays passe avant tout ».

Fatma Mseddi a aussi mis en doute la transparence de l’initiative portée par Wael Naouar, affirmant ne pas avoir vu de rapports financiers détaillant ses activités. Elle l’a accusé d’exploiter la cause palestinienne à des fins politiques, tout en l’invitant à se présenter aux élections s’il souhaite peser sur la politique étrangère du pays.

« S’il veut intervenir dans la politique étrangère, qu’il crée un parti ou qu’il se présente à l’élection présidentielle », a-t-elle déclaré.

Un contexte de tensions autour de la flottille Soumoud

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions autour de la Coordination tunisienne de la flottille Soumoud. Dans un communiqué publié après les faits, les organisateurs ont dénoncé une intervention des forces de l’ordre dans la nuit du 4 mars 2026 au port de Sidi Bou Saïd.

Selon la coordination, des militants souhaitaient effectuer une visite sur place pour rendre hommage aux travailleurs du port, après avoir obtenu des accords préliminaires. La cérémonie aurait toutefois été interdite par le gouverneur de Tunis, qui aurait également prohibé tout rassemblement ou l’utilisation de haut-parleurs.

Les organisateurs affirment avoir finalement transformé la manifestation prévue en simple visite, tout en dénonçant un important dispositif sécuritaire et des pressions policières. Ils estiment que ces restrictions traduisent un recul du soutien officiel tunisien à la cause palestinienne.

S.H

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