La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé, jeudi 5 mars 2026, que l’Italie envisageait d’apporter une aide militaire aux pays du Golfe, notamment dans le domaine de la défense aérienne, en réponse aux frappes menées par l’Iran dans la région.
Dans une interview accordée à la radio RTL 102.5, la cheffe du gouvernement italien a indiqué que Rome entendait agir aux côtés de plusieurs partenaires européens.
« Comme le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, l’Italie prévoit d’envoyer une assistance aux pays du Golfe, en particulier dans le domaine de la défense et plus spécifiquement de la défense aérienne », a-t-elle déclaré.
Giorgia Meloni a justifié cette initiative par la nécessité de protéger les ressortissants italiens présents dans la région. Des dizaines de milliers d’Italiens vivent dans les pays du Golfe, tandis qu’environ 2.000 militaires italiens y sont actuellement déployés.
« Ce sont des personnes que nous voulons, et que nous devons, protéger », a-t-elle affirmé.
La dirigeante italienne a également souligné l’importance stratégique du Golfe pour l’approvisionnement énergétique de l’Italie et, plus largement, de l’Europe.
Les bases américaines en Italie au cœur des interrogations
Interrogée sur l’éventuelle utilisation des bases militaires américaines situées sur le sol italien dans le contexte de l’escalade régionale, Giorgia Meloni a assuré que l’Italie et ses alliés respectaient strictement les accords bilatéraux existants.
L’Italie accueille en effet plusieurs bases utilisées par les États-Unis dans le cadre d’accords datant de 1954, régulièrement actualisés depuis.
Selon la Première ministre, ces accords permettent actuellement des autorisations techniques liées à la logistique ou à des opérations dites « non cinétiques », c’est-à-dire des activités qui n’impliquent pas de bombardements.
Elle a toutefois précisé que toute demande d’utilisation plus large de ces installations devrait être examinée par le gouvernement italien et impliquerait également le Parlement.
« À ce stade, aucune demande de ce type ne nous est parvenue », a-t-elle assuré, ajoutant : « Nous ne sommes pas en guerre et nous ne voulons pas entrer en guerre. »
Ces déclarations interviennent alors que les tensions militaires au Moyen-Orient se poursuivent, après plusieurs jours de frappes et d’opérations militaires impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, suscitant des inquiétudes croissantes quant à une possible extension du conflit dans la région.
R.B.H










