La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Bizerte a décidé, jeudi 5 mars 2026, de rejeter la demande de libération de l’universitaire et militante des droits humains Saloua Ghrissa. Le tribunal a également décidé de reporter l’examen de l’affaire au 19 mars 2026.
Cette décision intervient alors que Saloua Ghrissa est en détention préventive depuis le 10 décembre 2024, soit depuis plus de quatorze mois.
Un rassemblement de soutien devant le tribunal
Le jour même de l’audience, un rassemblement de soutien s’est tenu devant le tribunal de première instance de Bizerte, à l’appel d’acteurs de la société civile, de militants et de proches de la militante.
Les participants ont exprimé leur solidarité avec l’universitaire et dénoncé la durée de sa détention préventive, appelant à sa libération.
Une universitaire engagée dans la société civile
Saloua Ghrissa est enseignante universitaire et militante associative. Elle est également directrice exécutive de l’association Tafaol pour le droit à la différence, une organisation fondée en avril 2011 dans le sillage de la révolution.
L’association œuvre notamment pour la promotion de la participation citoyenne, de la culture du droit à la différence et du respect des droits humains en Tunisie.
Une affaire suivie de près par les organisations civiles
Une information judiciaire avait été ouverte à l’encontre de Saloua Ghrissa et de l’association qu’elle dirige, sur décision du juge d’instruction près le tribunal de première instance de Bizerte. Cette procédure est intervenue dans un contexte marqué par des campagnes de dénigrement et d’attaques visant l’organisation sur les réseaux sociaux.
Depuis son arrestation en décembre 2024, plusieurs organisations et militants suivent de près ce dossier, dénonçant la prolongation de la détention préventive et appelant à la libération de la militante.
La prochaine audience dans cette affaire est désormais fixée au 19 mars 2026.










