L’inflation a augmenté à 5% en février 2026, contre 4,8% en janvier 2026 et 4,9% en décembre 2025. Pour situer cette évolution, le taux était de 5,2% en août 2025, 5,9% en mars 2025, 5,7% en février 2025, 6% en janvier 2025 et avait atteint 7% en juillet 2024, selon les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS).
Inflation : l’alimentation accélère la hausse des prix
Malgré cette tendance globalement baissière sur quelques mois, les hausses de prix de certains produits alimentaires demeurent conséquentes, avec l’accélération du rythme d’évolution des prix du groupe « Alimentation » : 6,7% en février 2026 contre 5,9% en janvier 2026. Il était dans un rythme baissier de 6,7% en mai, 7,3% en avril, 7,8% en mars et 7% en février 2025. Selon l’INS, par régime, les groupes Non alimentaire libre et Alimentaire libre ont également contribué fortement, avec respectivement 2,9% et 1,9%.
Fruits, viandes et poisson : les plus fortes hausses sur un an
Ainsi, en un an, deux denrées ont enregistré une inflation supérieure à 15%. Il s’agit des fruits frais, dont le rythme des prix a augmenté de 19,4%, suivis de la viande ovine (+16,3%). Le poisson frais, la volaille et la viande bovine complètent les hausses d’inflation supérieures à 10%, respectivement avec 14%, 12,8% et 11,5%. Le rythme des prix des légumes frais avec une hausse de 7,1%, des dérivés des céréales avec une hausse de 6% ont également progressé plus vite que le taux d’inflation global.
Par ailleurs, le rythme des prix a augmenté de 4,9% pour le chocolat et des autres confiseries, de 4% pour les sels et condiments, de 3,7% pour les fruits secs, de 3,1% pour les eaux minérales, de 1,2% pour les légumineuses, 0,7% pour le lait et le fromage, et de 0,1% pour le café. En revanche, celui des huiles alimentaires et des œufs est en baisse avec respectivement -10,3% et -1,9%.
Hausse des prix sur un mois : les produits alimentaires en première ligne
Sur un mois, les prix du groupe des produits alimentaires ont augmenté +1,3%. Cinq produits alimentaires ont enregistré des hausses égales ou supérieures à 2% : 3% pour le poisson frais, 2,9% pour la viande ovine, 2,8% pour les fruits frais, 2,1% pour les volailles et 2% pour la viande bovine.
Ainsi, le rythme des prix a augmenté également de 1,5% pour les légumes frais et de 1,4% pour les fruits secs. D’autres produits enregistrent également des hausses, le chocolat et des autres confiseries ainsi que les dérivés des céréales (+0,8%), les sels et condiments (+0,6%), les eaux minérales (+0,4%), les légumineuses (+0,3%), lait et fromage (+0,1%).
En revanche, le rythme des prix des huiles alimentaires et des œufs est en baisse respectivement de 0,3% et 0,1%, tandis que celui du café en poudre reste stable.
Pouvoir d’achat : une inflation encore au-dessus du seuil recommandé
Au total, le rythme des prix de sept familles de produits a augmenté plus vite que l’inflation enregistrée en février 2026, et cinq ont affiché une hausse à deux chiffres. En général, il est recommandé que l’inflation ne dépasse pas 3% dans un pays, seuil qui stimule l’économie tout en préservant le pouvoir d’achat. Or, la Tunisie reste au-dessus de ce niveau, ce qui explique les difficultés rencontrées par les ménages et la baisse flagrante de leur pouvoir d’achat ces dernières années. Une bonne nouvelle toutefois : l’inflation est engagée depuis quelques mois dans une tendance baissière, ce qui pourrait apporter un léger répit aux ménages.

I.N.










