L’activiste Mohamed Khallouli a annoncé, lundi 9 mars 2026, sa sortie de la prison civile de Béja après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, mettant ainsi fin à la peine d’un mois d’emprisonnement ferme qu’il purgeait depuis la mi-février.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, il a indiqué avoir quitté l’établissement pénitentiaire. Il a également évoqué une « expérience » dont il dit avoir tiré des enseignements, affirmant notamment que la prison en Tunisie ne se limite pas à une simple privation de liberté, mais constitue, selon ses mots, « une humiliation permanente de la dignité humaine ».
L’affaire remonte à un jugement rendu en appel le 5 février 2026. La justice avait condamné l’activiste à un mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de mille dinars à la suite de poursuites engagées pour des publications diffusées sur les réseaux sociaux.
Ces contenus comportaient notamment des critiques formulées sur un ton satirique à l’égard de l’ancien chef du gouvernement Ahmed Hachani, d’un ancien ministre de l’Agriculture ainsi que du président de la République. Une autre publication évoquait également des faits qualifiés par l’activiste de violences sécuritaires.
L’enquête avait initialement été ouverte sur la base de l’article 24 du décret-loi n°54 de 2022, relatif à l’utilisation des systèmes d’information pour la diffusion de fausses informations ou l’atteinte à la réputation d’autrui, ainsi que de l’article 86 du Code des télécommunications, qui sanctionne les atteintes ou troubles causés à autrui via les réseaux publics de communication.
Toutefois, après la clôture de l’instruction en août 2024, les poursuites fondées sur l’article 24 du décret-loi 54 ont été abandonnées, tandis que celles basées sur l’article 86 du Code des télécommunications ont été maintenues.
Le 16 février 2026, Mohamed Khallouli avait lui-même annoncé qu’il se présenterait à la prison civile de Béja pour exécuter sa peine.
M.B.Z










