Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Guerre et réseaux sociaux : arrestations et avertissements dans les pays du Golfe contre la diffusion d’images

Par Sarra Hlaoui

Alors que les tensions militaires s’intensifient au Moyen-Orient, plusieurs pays du Golfe ont engagé des poursuites ou procédé à des arrestations visant des personnes accusées d’avoir diffusé des images ou des informations liées aux frappes iraniennes dans la région.

Au Qatar, les autorités ont annoncé l’arrestation de 313 personnes pour avoir filmé et publié sur internet des vidéos des attaques, ou relayé ce que le ministère de l’Intérieur qualifie d’« informations trompeuses » et de rumeurs. Les interpellations ont été menées par le département chargé de la lutte contre la criminalité économique et les cybercrimes.

Ces mesures s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plusieurs jours, l’Iran mène des frappes répétées à l’aide de missiles et de drones visant différents points dans la région, notamment des aéroports, des bases militaires, des installations énergétiques et parfois des zones résidentielles.

Arrestations et avertissements dans plusieurs pays du Golfe

Les restrictions concernant la diffusion d’images ou d’informations sur ces attaques ne se limitent pas au Qatar. Dans plusieurs États du Golfe, les autorités ont adopté des mesures similaires afin de contrôler la circulation d’informations sensibles.

À Bahreïn, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de quatre personnes accusées d’avoir filmé et partagé des images montrant les effets de frappes iraniennes tout en diffusant ce que les autorités décrivent comme de fausses informations.

Au Koweït, trois personnes ont également été arrêtées après la publication d’une vidéo dans laquelle elles se moquaient de la situation sécuritaire dans le pays.

Dans les Émirats arabes unis, les autorités ont choisi une approche préventive : plusieurs résidents ont reçu des messages les mettant en garde contre toute diffusion d’images sensibles ou d’informations jugées non fiables. Le bureau du procureur général a également rappelé que filmer ou publier des images de sites touchés par des projectiles ou des débris pourrait entraîner des poursuites judiciaires.

L’Arabie saoudite a, elle aussi, publié des avertissements similaires concernant la diffusion d’images susceptibles de révéler des informations sensibles liées à la sécurité nationale.

Malgré ces mises en garde, des images montrant des missiles, des drones ou les conséquences des frappes continuent de circuler sur les réseaux sociaux et dans des groupes de discussion privés.

Contrôle de l’information également en Israël

Le contrôle de l’information ne concerne pas uniquement les pays du Golfe. En Israël, les autorités appliquent également des règles strictes concernant la diffusion d’images liées aux frappes iraniennes.

La censure militaire impose notamment des restrictions sur la publication de photographies ou de vidéos montrant l’impact de missiles ou les dégâts causés par les attaques sur le territoire israélien. Les autorités justifient ces mesures par des impératifs de sécurité, estimant que la diffusion de telles images pourrait fournir des informations exploitables par l’ennemi.

Dans ce contexte de confrontation régionale et de frappes transfrontalières, la gestion de l’information et des images de la guerre apparaît désormais comme un enjeu central pour de nombreux États de la région.

S.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *