Lors de l’ouverture de la séance plénière du mardi 10 mars 2026, sous la présidence de Brahim Bouderbala, président du Parlement tunisien, plusieurs députés ont affiché des posters en signe de protestation et de solidarité avec leur collègue Ahmed Saïdani, réclamant sa libération immédiate.
La séance avait à son ordre du jour l’examen du projet de loi n°60/2025 relatif à la régularisation des dettes agricoles impayées.

Cette initiative intervient dans un contexte politique tendu, alors que la situation d’Ahmed Saïdani continue de susciter de vives réactions parmi les élus et au sein de l’opinion publique.
L’élu a été arrêté le 4 février dernier dans un café de la ville de Mateur, dans le gouvernorat de Bizerte, dans le cadre d’une affaire portant sur des accusations d’atteinte à autrui via le réseau public de communications.
Deux jours plus tard, un mandat de dépôt a été émis à son encontre par le parquet près le tribunal de première instance de Tunis. Selon son avocat, le député fait l’objet de poursuites sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications.

Les faits reprochés concerneraient des publications diffusées sur la page Facebook du parlementaire, jugées attentatoires à la personne du président de la République. La procédure judiciaire aurait été engagée à la suite d’une auto-saisine du ministère public.
Le 19 février 2026, la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis a condamné a condamné Ahmed Saidani à une peine de huit mois de prison.
Alors que certains députés ont affiché un soutien inconditionnel envers leur collègue, le bureau du Parlement avait, lui, publié un simple communiqué prenant acte de l’ouverture des poursuites judiciaires et a appelé au respect des garanties constitutionnelles accordées à tout député dans le cadre de toute procédure judiciaire ou pénale engagée à son encontre.
N.J










