La Tunisie enregistre une performance remarquable dans le secteur des dattes pour la saison 2025-2026, marquée par une récolte record et une progression notable des exportations, selon des données présentées lors d’une réunion de travail au ministère de l’Agriculture.
Une production record
La récolte nationale de dattes a atteint cette saison environ 404 mille tonnes, dépassant nettement les 347 mille tonnes enregistrées lors de la saison précédente. Cette hausse confirme la bonne dynamique d’un secteur considéré comme l’un des piliers de l’agriculture tunisienne et un produit phare des exportations agroalimentaires du pays.
Au 6 mars, les exportations tunisiennes de dattes ont atteint près de 99 mille tonnes, pour une valeur d’environ 650,3 millions de dinars.
Par rapport à la même période de l’année dernière, cela représente une augmentation de 16,8 % en volume et de 15,2 % en valeur, illustrant la demande soutenue pour les dattes tunisiennes sur les marchés internationaux.
Une réunion pour suivre la campagne et préparer la prochaine saison
Ces indicateurs ont été examinés lors d’une séance de travail tenue mardi 10 mars 2026 sous la présidence du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh. La réunion a été consacrée au suivi de la campagne dattière 2025-2026, à l’évaluation des indicateurs de production et de commercialisation, ainsi qu’à la préparation de la saison 2026-2027.
Y ont participé plusieurs cadres du ministère ainsi que des représentants des structures professionnelles et administratives concernées par la filière, selon un communiqué du département.
Les discussions ont également porté sur les interventions prévues en 2027 par le Fonds de promotion de la qualité des dattes, notamment pour soutenir les opérations d’amélioration de la qualité, de conditionnement et de valorisation du produit. L’objectif est d’accroître la valeur ajoutée des dattes tunisiennes et de renforcer leur compétitivité à l’export.
Préparer la prochaine campagne
Les participants ont aussi examiné les préparatifs de la saison 2026-2027, notamment les mécanismes de financement et les conditions de stockage et de réfrigération afin d’assurer une gestion optimale de la récolte et de préserver la qualité des dattes tout au long de leur commercialisation.
La réunion a abordé plusieurs programmes liés à la protection sanitaire des oasis, dont la lutte contre le ver de la datte, les mesures préventives pour limiter l’impact des pluies sur la production et le suivi de la campagne nationale de lutte contre l’araignée de la poussière. Les opérations de nettoyage des oasis et l’amélioration de l’entretien des palmiers ont également été évoquées.
Soutien aux agriculteurs et valorisation des sous-produits
À cette occasion, le ministre a appelé à accélérer la publication des circulaires réglementant les différentes étapes de la récolte et du transport des produits agricoles, tout en insistant sur le respect des prix de référence afin de protéger les producteurs et préserver l’équilibre de la filière.
Il a également souligné l’importance de valoriser les sous-produits du palmier, notamment dans l’alimentation animale et la production de compost, ainsi que de renforcer les programmes de transformation des dattes en collaboration avec les différentes structures concernées.
Le ministre a enfin insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination entre les différents acteurs de la filière et de renforcer l’appui aux agriculteurs, afin de garantir une bonne préparation de la prochaine campagne et de préserver la place des dattes tunisiennes parmi les principaux produits agricoles exportés du pays.
S.H











Commentaire
jamel.tazarki
Je confirme, nos dattes Deglet Ennour sont extrêmement savoureuses. On les trouve notamment chez Lidl, une chaîne de supermarchés allemande. Le paquet d’un kilo est vendu au prix de 5,40 euros, ce qui représente un excellent rapport qualité-prix. J’en ai acheté trois paquets.
En rentrant chez moi, j’ai pesé les trois paquets, car j’avais l’impression qu’ils pesaient plus d’un kilo.
Voici les résultats :
– un paquet a pesé 1 120 g.
– un paquet a pesé 1 090 g.
– un paquet a pesé 1 080 g.
Ce qui représente une perte moyenne de 100 grammes par kilo et de 100 kilos par tonne !
Sur les 650 millions de dinars de recettes, nous perdons donc 65 millions.
Certes, mon échantillon de trois paquets n’est pas représentatif d’un point de vue statistique, mais il donne à réfléchir.