L’Espagne a officiellement mis fin aux fonctions de son ambassadrice en Israël, Ana Salomon, plusieurs mois après son rappel à Madrid dans un contexte de fortes tensions diplomatiques avec le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La décision a été publiée mercredi 11 mars 2026 dans le Bulletin officiel de l’État espagnol. Elle a été approuvée la veille par le Conseil des ministres, sur proposition du chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares.
En poste à Tel-Aviv depuis juillet 2021, Ana Salomon avait été rappelée pour consultations en septembre dernier après une nouvelle dégradation des relations entre les deux pays.
Madrid avait alors dénoncé des « accusations calomnieuses » visant l’Espagne ainsi que des « mesures inacceptables » prises par Israël contre deux membres du gouvernement espagnol : la ministre du Travail Yolanda Díaz et la ministre de la Jeunesse Sira Rego. Cette escalade diplomatique faisait suite à l’annonce par le Premier ministre Pedro Sánchez d’un ensemble d’initiatives destinées à « mettre fin au génocide à Gaza », selon les termes employés par le chef du gouvernement espagnol.
Avec la révocation officielle d’Ana Salomon, la représentation diplomatique espagnole en Israël sera désormais assurée par un chargé d’affaires, en attendant la nomination éventuelle d’un nouvel ambassadeur.
Les relations entre Madrid et Tel-Aviv restent particulièrement tendues depuis plusieurs mois. Israël ne dispose d’ailleurs plus non plus d’ambassadeur en Espagne : la mission diplomatique israélienne à Madrid est actuellement dirigée par un chargé d’affaires depuis le départ de l’ancien ambassadeur en 2024, sur fond de crise provoquée par la reconnaissance par l’Espagne de l’État de Palestine.
Toute nomination d’un futur ambassadeur espagnol devra par ailleurs recevoir l’agrément préalable des autorités israéliennes avant une prise de fonctions.
R.B.H










