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Saadia Mosbah : la justice rejette sa demande de libération, procès fixé au 19 mars

Par Myriam Ben Zineb

La chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a rejeté, jeudi 12 mars 2026, la demande de remise en liberté présentée par la présidente de l’association « Mnemty », Saadia Mosbah. La juridiction a, dans le même temps, fixé la date du 19 mars prochain pour l’examen de l’affaire, selon une source judiciaire citée par Diwan FM.

Saadia Mosbah a comparu devant la chambre criminelle en état de détention, en même temps que plusieurs membres de l’association poursuivis dans le cadre du même dossier.

L’affaire porte sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à la gestion de l’association, dans un contexte en lien avec le dossier des migrants africains en Tunisie.

Une affaire toujours controversée

Cette décision judiciaire intervient alors que l’affaire suscite un débat public et que plusieurs initiatives de soutien ont émergé ces derniers mois.

Une pétition citoyenne a notamment été lancée pour réclamer la libération immédiate de la militante et dénoncer ce que ses signataires considèrent comme une montée des discours de haine, de racisme et de discrimination visant notamment les défenseurs des droits humains et les associations travaillant sur la question migratoire.

Âgée de 65 ans, Saadia Mosbah a été arrêtée le 6 mai 2024. Ses soutiens affirment que sa détention prolongée soulève des inquiétudes d’ordre sanitaire et humanitaire, en raison notamment de son âge et de son état de santé.

Les signataires de la pétition appellent à sa libération immédiate ou, à défaut, à l’adoption d’une mesure alternative à la détention adaptée à sa situation. Ils demandent également la garantie d’un procès équitable, le respect des droits de la défense et l’accès à un suivi médical approprié.

Ils réclament par ailleurs l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations de pressions et de discriminations qu’elle aurait subies en prison, ainsi que la protection de sa famille contre les campagnes de diffamation et de haine sur les réseaux sociaux.

La justice devra désormais se prononcer sur le fond de l’affaire lors de l’audience prévue le 19 mars.

M.B.Z

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