Dans la soirée du mercredi 11 mars 2026, lors de l’émission Canal Champions Club, un hommage a été rendu au journaliste tunisien Mourad Zeghidi sur la chaîne Canal+ par le présentateur Hervé Mathoux.
Ému, ce dernier a tenu à avoir une pensée pour son ancien collègue, en souvenir de leur collaboration passée au sein de la chaîne française. Ce geste symbolique fort, rappelant les liens professionnels et humains, n’a pas laissé indifférente la famille du journaliste, actuellement détenu depuis près de deux ans.
Réagissant à cet hommage, sa fille Inès Zeghidi a partagé un message empreint d’émotion sur les réseaux sociaux. Dans une publication diffusée sur Facebook, elle a exprimé sa profonde gratitude pour cette marque de soutien publique.
« En ce soir de Champions League, très très émue d’entendre Hervé Mathoux avoir une pensée pour mon Papa, son ancien collègue de Canal, qui marque aujourd’hui ses 22 mois de prison. On est fiers de toi Papa et on continuera d’appeler à ta libération », a-t-elle écrit.

Ce message intervient alors que la famille et les soutiens de Mourad Zeghidi poursuivent leurs appels en faveur de sa libération. Depuis son incarcération, plusieurs voix, notamment dans les milieux journalistiques et médiatiques, ont exprimé leur solidarité avec l’ancien chroniqueur et commentateur sportif.
Le journaliste a été arrêté le 11 mai 2024. Puis, le 26 juillet, la cour d’appel le condamne à huit mois d’emprisonnement pour « diffusion de fausses nouvelles », sur la base du décret-loi 54. Cette première condamnation s’inscrit dans un climat de controverse autour de ce texte, critiqué par plusieurs organisations nationales et internationales pour son interprétation extensive et ses effets dissuasifs sur l’expression médiatique.
Alors que le journaliste purgeait encore sa peine, un nouveau tournant intervient début décembre 2024 : un mandat de dépôt supplémentaire est émis. Cette fois, les poursuites reposent sur la législation relative au terrorisme et au blanchiment d’argent.
Le 5 janvier 2026, la chambre criminelle rejette une demande de libération conditionnelle, maintenant le journaliste en détention, puis rend le 22 janvier 2026 son verdict. Mourad Zeghidi est alors condamnés à trois ans et demi de prison pour blanchiment d’argent et infractions fiscales.
Outre la peine privative de liberté, la juridiction prononce des amendes, la confiscation de ses avoirs ainsi que la saisie des parts sociales des sociétés dont il est actionnaire, au profit du Trésor public.
N.J










