La chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès de la Cour d’appel de Tunis a ordonné le renvoi du dossier de l’homme d’affaires Youssef Mimouni, de son fils et de son frère, ainsi que de plusieurs avocats, d’un huissier de justice et d’anciens cadres d’une banque publique, devant la chambre criminelle compétente pour les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis, apprend Business news samedi 14 mars 2026 de sources concordantes.
Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier avait précédemment émis des mandats de dépôt à l’encontre de l’homme d’affaires, d’un avocat et d’un ancien cadre d’une banque publique, dans le cadre d’un litige relatif à des prêts accordés par l’établissement bancaire à des sociétés lui appartenant.
L’enquête a également concerné le fils et le frère de Youssef Mimouni, ainsi qu’un autre avocat et un huissier de justice, tous deux recherchés, ainsi que plusieurs experts judiciaires. Trois anciens magistrats sont également cités dans cette même affaire, dont Taïeb Rached, déjà en détention dans le cadre d’autres dossiers.
Une partie des poursuites annulée
La chambre d’accusation a confirmé la décision de clôture de l’enquête rendue par le juge d’instruction et le renvoi des mis en cause devant la juridiction compétente pour les affaires de corruption financière, tout en annulant la décision concernant les trois magistrats, entraînant l’abandon des poursuites à leur encontre. Les demandes de libération présentées pour certains prévenus détenus ont été rejetées.
Les prévenus sont poursuivis pour des faits d’abus de fonction publique afin d’obtenir un avantage indu pour eux-mêmes ou pour autrui, de préjudice à l’administration, de violation de règlements visant à obtenir des bénéfices illégitimes, ainsi que pour fraude, faux et usage de faux, et association de malfaiteurs en vue de blanchiment d’argent en exploitant des facilités liées à leurs fonctions et activités professionnelles ou sociales.
Condamnations déjà prononcées
Youssef Mimouni a été condamné en décembre 2025 à plus de trente ans de prison, assortis de sanctions financières, dans le cadre de sept dossiers relatifs à des infractions douanières et de change.
Les accusations portaient sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à la gestion du domaine public maritime. Selon les éléments retenus par la justice, Youssef Mimouni et un second prévenu ont abusé de leurs fonctions pour obtenir des avantages indus, pour eux-mêmes ou pour des tiers, en violation des réglementations en vigueur, causant un préjudice à l’administration.
Plus tôt, en mai 2025, l’homme d’affaires a été condamné à une peine de deux ans de prison par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière.
N.J











Commentaire
EL OUAFI
Nos hommes d’affaires nombreux sont mis en cause par leurs comportements illicites envers les réglementations du pays.
La question se poserait : pourquoi s’adonnent-ils à toutes ces malversations ?
Nous ne sommes pas dupes de leurs appétits pour le gain de plus en plus grandissant ! N’ont-ils pas tous ôté de leur morale que tout ce qu’ils entreprennent est illicite et condamnable ?
Nombreux croupissent dans les geôles, entirent-ils les conséquences de tous ces faits ?
La frustration est grande, le dégoût est grandissant de la part de nos concitoyens, les réprimandes sont approuvées à l’égard de ces voyous sans scrupules.
Le revers de la médaille : un chef d’entreprise doit être muni d’une certaine responsabilité morale envers la société dans laquelle il vit, cette société qui lui permet d’en tirer bénéfice ! Au contraire, la coopération intelligente est exigible pour la prospérité de tous.
Un constat est dressé pour ces hommes d’affaires peu scrupuleux, un comportement défaillant dont la justice ne leur fera pas cadeau.
Il est temps de se régénérer et d’ôter toute indécence et démarches obscènes pour un meilleur partagé, société et acteurs.