À l’occasion de l’Aïd Esseghir et du 70e anniversaire de l’indépendance, le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé d’accorder une grâce présidentielle à un nombre important de détenus, selon un communiqué publié mardi 17 mars 2026.
Au total, 1.473 prisonniers bénéficieront d’une libération immédiate, tandis que 835 autres verront leur peine réduite.
Un geste élargi avec des libérations conditionnelles
En parallèle, le chef de l’État a donné des instructions pour permettre à 416 détenus supplémentaires de bénéficier d’une libération conditionnelle.
Au total, ce sont donc plus de 2700 détenus concernés par ces mesures, entre libérations effectives, réductions de peine et aménagements de fin de peine.
Une tradition politique… à forte portée symbolique
Les grâces présidentielles à l’occasion des fêtes religieuses et des dates nationales constituent une pratique bien établie en Tunisie. Elles sont généralement présentées comme un geste humanitaire, permettant à certains détenus de retrouver leurs familles lors de moments symboliques.
Cette décision intervient dans un contexte où les questions liées à la justice, à la surpopulation carcérale et aux conditions de détention restent au cœur des préoccupations, sans que ces mesures ponctuelles ne s’accompagnent nécessairement de réformes structurelles durables.
R.B.H










