C’est une décision qui va faire trembler tout le football africain.
La Confédération africaine de football (CAF) a tranché mardi 17 mars 2026 — et le verdict est aussi spectaculaire que polémique : le Sénégal est officiellement déclaré forfait en finale de la CAN 2025. Le score est homologué 3-0 en faveur du Maroc. Les Lions de l’Atlas sont déclarés vainqueurs sur tapis vert.
Un retournement total : la CAF annule sa propre décision
Réuni ce jour, le Jury d’appel de la CAF a purement et simplement annulé la décision initiale de son instance disciplinaire. Saisi par la Fédération royale marocaine (FRMF), il a jugé l’appel « recevable et fondé ». Autrement dit : Rabat a gagné sur toute la ligne. Et Dakar perd tout.
Le Sénégal sanctionné pour “comportement fautif” en finale
Au cœur de cette décision explosive : le comportement de l’équipe sénégalaise.
Le Jury d’appel estime que les Lions de la Teranga ont enfreint les articles 82 et 84 du règlement de la CAN — des dispositions lourdes, qui permettent tout simplement… de déclarer un forfait.
La conséquence est brutale : match perdu, score administratif de 3-0, titre attribué au Maroc. Une finale qui ne se gagne plus sur le terrain, mais dans les bureaux.
Le Maroc aussi sanctionné… mais gagnant
Car tout n’est pas blanc pour la FRMF dans cette affaire.
La CAF confirme plusieurs incidents à charge du Maroc : responsabilité dans le comportement des ramasseurs de balles, interférences autour de la VAR et usage de laser.
Résultat, des amendes maintenues ou réduites, jusqu’à 100.000 dollars pour certains incidents.
Mais malgré ces manquements, l’essentiel est ailleurs. Le Maroc repart avec le trophée.
Saibari sanctionné, mais sauvé financièrement
Le joueur marocain Ismaël Saibari est lui aussi épinglé pour comportement fautif.
Sanctions : deux matchs de suspension (dont un avec sursis), mais… l’amende de 100.000 dollars est annulée
Un compromis qui en dit long sur l’équilibre recherché par la CAF.
Une décision qui ouvre une crise majeure
C’est désormais officiel. Une finale de CAN peut se jouer — et se perdre — en appel.
Et cette décision pose une question explosive. La plus prestigieuse compétition africaine peut-elle encore se décider uniquement sur le terrain ?
Entre accusations, sanctions croisées et verdict renversant, la CAN 2025 bascule dans une zone grise où le football flirte dangereusement avec le juridique et les influences. Et une chose est sûre, cette affaire est loin d’être terminée.










