Israël a annoncé, mardi 17 mars 2026, avoir « éliminé » Ali Larijani, l’un des principaux dirigeants iraniens, lors de frappes menées dans la nuit sur le territoire iranien. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, affirme également que le général Gholamréza Soleimani, chef de la milice du Bassidj, a été tué dans ces opérations.
Cette annonce ne survient pas dans un vide : elle s’inscrit dans une guerre ouverte, menée depuis plus de deux semaines par Israël avec le soutien des États-Unis contre l’Iran.
Une campagne militaire massive et assumée
Depuis le 28 février 2026, Israël et les États-Unis conduisent une offensive d’ampleur contre l’Iran, baptisée « Operation Lion’s Roar », visant à frapper les centres de commandement, les infrastructures militaires… mais aussi, de plus en plus, les têtes du régime.
Dès les premières heures de cette guerre, l’ayatollah Ali Khamenei lui-même a été tué dans une frappe ciblée à Téhéran, ouvrant une phase de décapitation systématique du pouvoir iranien.
Depuis, les frappes se sont intensifiées : plusieurs dizaines de hauts responsables militaires et sécuritaires ont été éliminés, tandis que des bombardements ont touché de nombreuses villes iraniennes.
Selon plusieurs sources, cette campagne conjointe israélo-américaine a déjà fait des milliers de morts, y compris parmi les civils, et vise à affaiblir en profondeur l’État iranien.
Ali Larijani, une cible stratégique
Dans ce contexte, la possible élimination d’Ali Larijani constitue un coup majeur.
Figure centrale du régime, Larijani était bien plus qu’un responsable politique : ancien président du Parlement, ancien négociateur nucléaire et, surtout, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, il occupait un rôle clé dans la coordination de la stratégie iranienne en temps de guerre.
Depuis la mort de Khamenei, il faisait partie du noyau dur du pouvoir chargé de maintenir la cohésion du régime et d’organiser la riposte face aux frappes israélo-américaines.
Certains le présentaient même comme un possible pivot dans la recomposition du pouvoir iranien après la disparition du guide suprême.
Un durcissement du ton avant sa mort
Ces dernières semaines, Larijani s’était distingué par des prises de position particulièrement offensives.
Dans un contexte de bombardements massifs et de pertes au sein de l’appareil militaire, il appelait à une riposte « stratégique et durable » contre Israël et ses alliés, plaidant pour une intensification du conflit à l’échelle régionale.
Son discours reflétait un tournant : celui d’un régime acculé, mais décidé à élargir le champ de confrontation.
Une stratégie de « décapitation » du régime
L’élimination revendiquée de Larijani s’inscrit dans une logique désormais assumée par Israël : frapper directement la chaîne de commandement iranienne.
Depuis le début du conflit, plusieurs figures majeures ont été tuées, dans ce qui ressemble à une stratégie méthodique de démantèlement du pouvoir politico-militaire iranien.
Selon des analystes militaires, l’objectif est clair : désorganiser l’appareil décisionnel iranien, affaiblir sa capacité de riposte et accélérer une forme d’effondrement interne.
Vers une escalade incontrôlable ?
Reste une inconnue majeure : la réaction iranienne.
Malgré les pertes, Téhéran a déjà mené des frappes de représailles contre Israël et ses alliés régionaux, dans un conflit qui déborde désormais largement les frontières iraniennes.
Mais la multiplication des assassinats ciblés de hauts responsables, sur fond de bombardements intensifs, rapproche un peu plus la région d’un basculement total.
Derrière l’annonce israélienne, une réalité s’impose : la guerre de l’ombre a laissé place à une confrontation directe — et de plus en plus totale.
R.B.H










