L’amiral à la retraite et ancien conseiller à la sécurité nationale du président de la République défunt, Béji Caïd Essebsi, Kamel Akrout a annoncé, mardi 17 mars 2026, qu’il était privé de son passeport tunisien sans justification légale. Dans une publication sur Facebook, il a dénoncé des pratiques administratives obsolètes qui, selon lui, conduisent à un retard injustifié et à un obstacle direct à l’exercice de ses droits de citoyen.
« J’ai servi la Tunisie au sein de ses institutions pendant de longues années, assumant des responsabilités majeures pour la défense de sa sécurité et de sa souveraineté. Je le dis avec clarté : je ne sollicite la faveur de personne et je n’attends aucun privilège », a-t-il écrit rappelant que son passeport n’est ni une faveur ni une concession administrative, mais un droit constitutionnel et légal, tout comme la nationalité tunisienne qu’il revendique avec fierté depuis plusieurs générations.
Il a déploré que, malgré ses démarches répétées auprès des autorités compétentes, il continue à se voir privé de ce document essentiel, ce qui entrave ses activités professionnelles et personnelles. « Je n’ai jamais songé à obtenir mon droit autrement que par les voies légales, en respectant les procédures établies. Mais si cela s’avère nécessaire, je n’hésiterai pas à défendre mes droits par tous les moyens légaux », a-t-il insisté.
« Ma demande est claire et simple : que mon droit à mon passeport me soit restitué immédiatement. Je ne vois aucune raison d’impliquer la justice dans une affaire qui devrait être résolue administrativement dans le respect de la loi. Cependant, si l’on m’impose de défendre mon droit par tous les moyens légaux, je n’hésiterai pas à le faire. Il ne s’agit pas d’une affaire personnelle, mais d’une question de respect de la loi et de dignité de l’État que j’ai servi avec loyauté et intégrité, et que je continue de servir fidèlement », a-t-il conclu.

N.J










