Quatorze Tunisiens en provenance d’Amman ont atterri, mercredi après-midi 18 mars 2026, à l’aéroport international de Tunis-Carthage, à bord d’un vol de la Royal Jordanian, après avoir quitté le Liban en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région.
À leur arrivée, ils ont été accueillis par le directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Helmi Tlili, en présence de représentants du ministère des Affaires étrangères, ainsi que du Croissant-Rouge tunisien et d’acteurs de la société civile.
Une opération encadrée par les autorités
Selon Helmi Tlili, plusieurs parties, dont l’Office et les représentations diplomatiques tunisiennes à l’étranger, ont contribué à l’organisation de ce retour dans des conditions difficiles. Il a précisé que les frais de rapatriement ont été entièrement pris en charge par l’Office, qui a assuré l’achat des billets d’avion.
Initialement, 19 ressortissants devaient rentrer ce jour-là, mais cinq d’entre eux ont finalement renoncé à leur retour. « Nous répondons à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer », a-t-il assuré, soulignant la mobilisation des services consulaires.
Troisième vol de rapatriement
Cette opération constitue le troisième vol de rapatriement organisé récemment, après des retours depuis l’Iran et le Liban. Une précédente rotation, dimanche dernier, avait déjà permis le retour de quatorze Tunisiens.
Parmi les passagers, un étudiant a témoigné des conditions difficiles sur place, évoquant d’importants dégâts dans plusieurs zones de Beyrouth. La communauté tunisienne au Liban, estimée à plus de 230 personnes, est principalement répartie entre la banlieue sud de la capitale ainsi que les villes de Tyr et Saïda.
Une communauté sous surveillance consulaire
Dès le début des tensions, l’ambassade de Tunisie au Liban avait appelé les ressortissants à la vigilance, mettant en place des dispositifs d’assistance et des canaux de communication pour assurer leur suivi et leur sécurité.
S.H










