Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Décision de libération pour Saloua Ghrissa après plus de quatorze mois de détention

Par Myriam Ben Zineb

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Bizerte a décidé, jeudi 19 mars 2026, de libérer l’activiste des droits humains Saloua Ghrissa, universitaire et directrice exécutive de l’association « Tafaol pour le droit à la différence», après une détention ayant duré plus d’un an.

Cette décision intervient dans le cadre de l’affaire liée aux accusations de dépassements qui lui étaient reprochés dans la gestion de son association.

Un profil engagé dans le paysage post-révolutionnaire

Saloua Ghrissa est enseignante universitaire et militante associative. Elle occupe le poste de directrice exécutive de l’Association Tafaol pour le droit à la différence, une organisation fondée en avril 2011, dans le sillage de la révolution, par des citoyennes et citoyens engagés dans la promotion de la participation civique, de la culture du droit à la différence et du respect des droits humains en Tunisie.

L’association s’inscrit dans le paysage des structures issues de la période post-révolutionnaire, ayant œuvré à encourager l’engagement citoyen et le débat public.

Une procédure judiciaire dans un climat de tensions

Une information judiciaire avait été ouverte à l’encontre de Saloua Ghrissa et de l’association qu’elle dirige, sur décision du juge d’instruction près le tribunal de première instance de Bizerte, dans un contexte marqué par des campagnes de dénigrement et des attaques visant l’organisation sur les réseaux sociaux.

Arrêtée le 10 décembre 2024, elle avait été placée en détention préventive dans l’attente de l’évolution de la procédure judiciaire.

Une affaire marquée par des pressions dénoncées

Saloua Ghrissa faisait l’objet, selon le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), d’un traitement mêlant campagnes de diffamation et incitation à la haine sur les réseaux sociaux, en parallèle de poursuites judiciaires.

Dans un communiqué publié à l’occasion de nouvelles comparutions visant des acteurs de la société civile, le FTDES avait dénoncé la « criminalisation du travail civil et de la solidarité humanitaire ».

M.B.Z

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *