Une vidéo qui dérange — et qui pourrait lui avoir coûté sa liberté. Une ressortissante tunisienne aurait été interpellée en Arabie saoudite après avoir diffusé des images montrant l’état dégradé de certains quartiers aux abords de la Kaaba, l’un des lieux les plus sacrés de l’islam.
Dans la séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, la pèlerine filme des zones qu’elle décrit comme insalubres et délabrées. Le contraste est saisissant : à quelques mètres du faste et de l’entretien irréprochable des espaces religieux, des rues laissées à l’abandon. Indignée, elle commente, s’interroge et dénonce ce qu’elle perçoit comme une disparité choquante entre le soin accordé aux lieux de culte et les conditions de vie dans leur immédiate proximité.
La vidéo prend une autre dimension lorsqu’elle évoque le coût du visa d’entrée en Arabie saoudite — environ 300 euros par personne, selon ses dires — qu’elle met en regard avec la réalité qu’elle dit avoir constatée sur place. Une remarque qui, elle aussi, a largement circulé en ligne.
Selon une publication Facebook du président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mustapha Abdelkebir, la Tunisienne aurait été interpellée peu après la diffusion de la vidéo, puis placée en détention. Dans son post publié lundi 23 mars 2026, il évoque des « sources bien informées », sans fournir davantage de précisions sur les circonstances de cette arrestation.
À ce stade, les autorités saoudiennes n’ont émis aucune communication officielle. Le flou persiste donc autour de cette affaire, qui continue de susciter interrogations et réactions sur les réseaux sociaux.

N.J










