Il fut un temps, lorsqu’il était député, Seïf Eddine Makhlouf surjouait la virilité, cultivant l’image d’un homme qui n’a peur de rien.
Mardi 24 mars 2026, devant le juge, le président d’El Karama a adopté un tout autre registre : celui du déni et de quelqu’un qui n’assume pas ses actes.
Interrogé sur son agression physique de sa consœur Abir Moussi, au sein même du Parlement, Seïf Eddine Makhlouf a tout simplement nié les faits… ainsi que les preuves. « Je n’ai pas agressé Abir Moussi, la vidéo est fabriquée et le certificat médical présenté n’est pas délivré par des spécialistes », a-t-il déclaré.
Une ligne de défense qui interroge, tant les images ont été diffusées en direct à la télévision et sur YouTube.
Le prix à payer quand on nie l’évidence
Le 30 juin 2021, Me Makhlouf assène un coup de pied à Me Moussi après l’avoir mise à terre, tout en lui lançant « Va mourir ! » et en proférant des insultes.
Quelques heures plus tôt, Abir Moussi avait déjà été agressée physiquement par un autre député, Sahbi Smara, qui lui avait porté un coup de poing à la tête. Là encore, la scène avait été filmée en direct. Les deux vidéos ont été visionnées par des millions de Tunisiens le jour même.
Face à ces éléments, le juge ne semble pas avoir apprécié ce déni frontal et que l’ancien député lui mente, éhontément, droit dans les yeux.
Le verdict en témoigne, il le condamne à un an et dix mois de prison.
Dans cette même affaire, il avait initialement été condamné par contumace à un an de prison. Ayant fait opposition, le procès a été rejugé. En règle générale, la comparution du prévenu permet un allègement de la peine. Pas cette fois.
Les juges goûtent peu aux dérobades, surtout lorsqu’elles émanent de ceux qui ont longtemps fait de la posture viriliste et chevaleresque un argument politique.
On rappelle que Sahbi Smara a, pour sa part, été condamné à six mois de prison pour son agression. À faits comparables, certains choix de défense coûtent visiblement plus cher que d’autres.
R.B.H.













Commentaire
Citoyen_H
INDISCUTABLEMENT,
cet enfoiré, ce voyou, ce vaurien, ce ramassis de matières f*cales, cet ignoble et dangereux personnage, doit être définitivement mis hors d’état de nuire pour le bien-être de notre société, encore profondément traumatisée par les sombres événements de la décade noire post 2011.
Cette erreur de la nature fait partie des pires packages récoltés suite au coup d’État de 2011.
Le pays ne pourra jamais être rebâti sur une base propre et solide, tant que ces anomalies demeureront en circulation.
Au fait, n’oubliez pas le non moins célèbre épisode de l’aéroport, dans lequel il détenait le rôle principal.
Cet être bourrait à ras bord de complexes et de « jalousie » maladive, fait partie des pires dangers menaçant une société civile.